La Fed laisse ses taux à zéro et voit un rebond de l’économie en 2021

AWP

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Pour 2020, la Réserve fédérale anticipe une baisse du PIB US de 6,5%, avant un fort rebond de 5% en 2021 et une croissance plus modeste l’année suivante.

La banque centrale américaine a prévenu qu’elle allait laisser ses taux d’intérêt au plus bas pour un bon moment même si elle prévoit un rebond de la première économie dès l’année prochaine.

En 2020, l’institut d’émission anticipe une baisse du produit intérieur brut des Etats-Unis de 6,5%, avant un fort rebond de 5% en 2021 et une croissance plus modeste (3,5%), l’année suivante.

La première économie mondiale avait chuté de 4,8% au premier trimestre, après plus de dix années de croissance. Le PIB pourrait encore plonger de 20 ou 30% au deuxième trimestre.

Quant au chômage, qui avait grimpé à 14,7% avec la mise en place de mesures de confinement, mais a reculé en mai à la surprise générale, la Fed le voit s’établir à 9,3% pour l’ensemble de 2020, puis reculer à 6,5% en 2021 et à 5,5% en 2022.

Avant la pandémie, il avait atteint son niveau le plus bas en 50 ans, 3,5%.

Ces prévisions sont les premières que publie la Fed depuis le début de la pandémie qui a précipité le pays dans l’une de ses pires crises.

«La crise sanitaire actuelle pèsera lourdement sur l’activité économique, l’emploi et l’inflation à court terme, et fait peser des risques considérables sur les perspectives économiques à moyen terme», a relevé la Fed dans un communiqué publié à l’issue de deux jours de réunion monétaire.

Lors de ses projections précédentes, publiées en décembre, la puissante institution financière tablait sur une croissance de 2% cette année et de 1,9% l’an prochain.

Taux à zéro

La Banque centrale a maintenu ses taux dans la fourchette de 0 à 0,25%, soit le niveau auquel elle les avait abaissés en mars lorsque le pays a commencé à instaurer des mesures de confinement face à la pandémie, mettant un coup d’arrêt brutal à l’activité économique.

Elle a promis, comme elle le fait depuis le début de cette crise, de faire tout ce qu’elle pourrait pour soutenir la première économie du monde.

La Banque centrale américaine a mis en place depuis le début de la crise, qui a fait plus de 112’000 morts dans le pays, toute une palette de mesures, dont certaines inédites, pour permettre à l’économie de résister.

«L’épidémie de coronavirus cause d’énormes difficultés humaines et économiques aux États-Unis et dans le monde. Le virus et les mesures prises pour protéger la santé publique ont entraîné une forte baisse de l’activité économique et une forte augmentation des destructions d’emplois», relève encore la Fed dans son communiqué.

Avant la pandémie, la première économie du monde, qui avait bénéficié en 2018 de mesures de stimulation fiscale, avait entamé son ralentissement mais continuait de s’accroître à un rythme soutenu comparé aux autres pays avancés.

Les Etats-Unis sont entrés en récession en février après 128 mois d’expansion, selon le National Bureau of Economic Research, qui fait autorité en la matière, et a même revu sa définition en raison de la brutalité du choc provoqué par la pandémie de coronavirus.

Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, a dit mercredi qu’il s’attend à un fort rebond de l’économie au second semestre.

L’économie américaine montre des signes de frémissement depuis plusieurs semaines, alors que les commerces et restaurants du pays rouvrent progressivement.

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