La crainte d’une paralysie budgétaire aux USA mine le dollar, pousse l’or

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Vers 20h30, la devise américaine perd 0,21% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1728 dollar pour un euro et lâche 0,24% à la livre, à 1,3434 dollar.

Le risque d’un blocage budgétaire aux Etats-Unis («shutdown») affaiblit le dollar lundi, poussant en revanche l’or au-delà des 3800 dollars l’once, du jamais vu.

Sur les marchés financiers, «on s’inquiète de plus en plus du fait que le gouvernement américain devra conclure un accord pour continuer à se financer, sous peine de voir ses factures et ses contrats rester impayés», soulignent les analystes de Monex USA.

Le Congrès a jusqu’à mardi pour adopter un budget, même temporaire, et ainsi éviter un «shutdown», une paralysie de l’Etat fédéral.

«Le marché du travail étant déjà quelque peu fragile, les problèmes gouvernementaux pourraient accentuer la morosité», estiment les analystes de Monex USA.

En conséquence, «si cet arrêt est bref, la Réserve fédérale (Fed) l’ignorera largement. Cependant, un arrêt prolongé (plus de deux semaines) augmente le risque de ralentissement de la croissance et renforce la probabilité d’une attitude plus accommodante de la Fed», estiment les analystes de Brown Brothers Harriman (BBH).

Vers 18H30 GMT, la devise américaine perdait 0,21% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1728 dollar pour un euro et lâchait 0,24% à la livre, à 1,3434 dollar.

De son côté, «le prix de l’or continue d’atteindre des sommets historiques», aidé aussi par «les anticipations de nouvelles baisses de taux» de la banque centrale des Etats-Unis, qui augmentent l’attractivité du métal jaune par rapport au dollar, selon Russ Mould, analyste chez AJ Bell.

L’once d’or a atteint un plus haut historique à 3.833,59 dollars et gravitait vers 18H30 GMT autour de 3.825 dollars.

L’or devient «un vrai refuge» alors que la Banque centrale chinoise (PBOC) planifie d’augmenter ses stocks au cours des cinq prochaines années, ce qui dope le métal jaune, a aussi souligné Thierry Claudé de Kiplink.

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