Imène Rahmouni-Rousseau aux opérations de marchés de la BCE

AWP

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La Franco-Algérienne, actuellement à la Banque de France, remplacera l’Allemand Ulrich Bindseil.

La Banque centrale européenne (BCE) a nommé mardi une Franco-Algérienne pour diriger la puissante division des opérations de marchés, validant l’engagement de l’institution de confier plus de postes de direction élevés à des femmes qui restent néanmoins largement minoritaires.

Le directoire de la BCE a nommé Imène Rahmouni-Rousseau, actuellement en poste à la Banque de France «au poste de directrice générale des opérations de marché» où elle remplacera l’Allemand Ulrich Bindseil qui dirige depuis novembre la division des infrastructures de marché et de paiements, indique un communiqué.

Mme Rahmouni-Rousseau, 43 ans, prendra ses fonctions en février 2020. La sélection pour ce recrutement avait démarré cet été, c’est-à-dire bien avant l’arrivée le 1er novembre de Christine Lagarde, première femme à prendre la présidence de l’institution depuis sa création en 1998.

La Française a déjà annoncé en amont de sa prise de fonction son intention d’infléchir la culture de la BCE, en mettant notamment davantage l’accent sur l’égalité des sexes.

A fin septembre cependant, 30% des postes de direction («senior management») et 30% des postes d’encadrement étaient attribués à des femmes, a indiqué à l’AFP une porte-parole de la BCE, contre des objectifs respectifs de 28% et 35% fixés en début d’année.

Mme Rahmouni-Rousseau est depuis 2014 l’adjointe au directeur des marchés à la Banque de France.

Elle fait son retour à la BCE, où elle a déjà travaillé comme économiste entre 2001 et 2004 à la division des opérations de marchés.

Appelée à prendre la tête de cette division, elle aura notamment à veiller à la bonne application des rachats de dette sur le marché qui ont repris en novembre à raison de 20 milliards d’euros par mois.

La décision prise en septembre de reprendre ces rachats afin de soutenir l’économie en zone euro avait suscité de profondes divisions au sein de l’institution.

L’Allemande Sabine Lautenschläger, à l’époque seule représentante féminine au directoire de la BCE, avait par la suite donné sa démission, effective depuis fin octobre.