Hausse sensible du taux de chômage au quatrième trimestre

AWP

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Au quatrième trimestre 2020, le pays comptait 246’000 chômeurs selon la définition du Bureau international du travail (BIT), soit 54’000 de plus qu’un an auparavant.

Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) a sensiblement progressé en rythme annuel au quatrième trimestre 2020 en Suisse, même s’il reste encore nettement inférieur à celui enregistré dans l’Union européenne (UE).

Au quatrième trimestre 2020, le pays comptait 246’000 chômeurs selon la définition du BIT, soit 54’000 de plus qu’un an auparavant, représentant 4,9% de la population active, contre 3,9% sur la même période en 2019, indique l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans son enquête suisse sur la population active (ESPA) publiée jeudi.

En comparaison trimestrielle, après correction des variations saisonnières, le taux de chômage a augmenté de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 5,2%.

A titre de comparaison, ce même indicateur a progressé, en rythme annuel, de 15,5% à 18,1% dans la zone euro, et de 14,8% à 17,4% dans l’ensemble de l’UE.

Contrairement à ses voisins, la Suisse a vu le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) reculer légèrement pendant la période sous revue, à 7,3%, contre 7,7% un an plus tôt. Chez les 25-49 ans et chez les 50-64 ans en revanche, il s’est accru à respectivement 4,5% (3,7%) et 4,1% (3,4%).

La hausse concerne tant les hommes (4,5%) que les femmes (5,4%), et aussi bien les personnes de nationalité suisse (3,8%) qu’étrangères (7,9%), même si dans ce dernier cas, les ressortissants européens (5,8%) ont été nettement mieux lotis que ceux des pays tiers (12,9%), précise l’OFS.

Le nombre de chômeurs de longue durée - c’est-à-dire un an ou plus, au sens du BIT - s’est établi à 89’000, soit 22’000 personnes de plus qu’au quatrième trimestre 2019. Leur part sur l’ensemble des sans-emploi s’est accrue, passant de 34,6% à 35,9%. La durée médiane du chômage s’est quant à elle allongée de 19 jours à 234

Forte baisse des heures dans l’hôtellerie-restauration

Si la durée hebdomadaire effective de travail par personne active occupée a baissé de 2,0% en rythme annuel, l’évolution a fortement divergé selon les secteurs économiques.

Gravement entravée par les mesures anti-Covid, la branche Hébergement et restauration (13,9%) est la plus durement touchée, alors qu’à l’autre extrémité du tableau, Administration publique (+3,8%) et Activités financières et d’assurance (+1,7%) ont enregistré une augmentation du temps de travail.

Dans son relevé, l’OFS signale que plus de deux personnes sur cinq ont effectué du travail à domicile «au moins occasionnellement», contre 29,3% un an auparavant. Bien qu’en progression de 4,8 points par rapport au troisième trimestre 2020, cette part reste toutefois inférieure à celle observée au deuxième trimestre (44,2%).

Malgré la hausse du taux de chômage, le nombre de personnes actives occupées est resté quasiment stable en comparaison annuelle, à près de 5,14 millions.

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