Le dollar retenu par les incertitudes économiques américaines

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Vers 21h, la devise américaine perd 0,10% face à la monnaie unique européenne, à 1,1559 dollar pour un euro, et 0,16% par rapport à la livre à 1,3158 dollar pour une livre.

Le dollar recule vendredi, pour la troisième séance d’affilée, les cambistes craignant que les incertitudes économiques aux Etats-Unis, en particulier sur l’emploi, poussent la banque centrale (Fed) à abaisser plus largement ses taux.

«Nous clôturons une semaine marquée par l’inquiétude concernant les difficultés du secteur de l’emploi et la durée de la mise à l’arrêt du gouvernement américain», relèvent les analystes de Monex USA.

Selon eux, «même en l’absence de données gouvernementales, il semble y avoir un consensus croissant sur le fait que l’économie américaine est confrontée à des défis, ce qui pourrait ajouter à l’incertitude quant à la manière dont la Fed choisira d’y faire face».

Vers 20H00 GMT, la devise américaine perdait 0,10% face à la monnaie unique européenne, à 1,1559 dollar pour un euro, et 0,16% par rapport à la livre à 1,3158 dollar pour une livre.

En quelques jours, le billet vert a effacé une bonne partie de ses gains de la semaine passée, après la réunion de politique monétaire de la Fed.

«Les changements soudains de sentiment» du marché «ne sont pas inhabituels» après une décision de la banque centrale, car «l’incertitude quant à la rapidité et à l’ampleur des modifications des taux d’intérêt par la banque centrale est alors la plus grande», souligne Thu Lan Nguyen, de Commerzbank.

Depuis la fin de l’été, la Réserve fédérale est engagée dans une politique de détente monétaire. Mais son président, Jerome Powell, a prévenu la semaine passée qu’une détente supplémentaire était «loin» d’être acquise lors de la prochaine réunion, prévue en décembre.

A plus long terme, pour Thu Lan Nguyen, «le dollar continuera à se déprécier». Selon elle, cela s’explique notamment par les pressions politiques pour que la Fed abaisse plus largement ses taux.

«Cela devrait devenir particulièrement évident lorsque le mandat du président de la Fed, Jay Powell, prendra fin au printemps prochain et que le président le remplacera par un candidat plus +favorable+ aux baisses de taux d’intérêt», explique-t-elle.

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