Des Etats US en passe d’attaquer Facebook dès la semaine prochaine

AWP

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Les autorités américaines soupçonnent le groupe de Mark Zuckerberg d’avoir procédé aux acquisitions d’Instagram et Whatsapp pour étouffer la concurrence.

Plusieurs Etats américains sont sur le point d’attaquer en justice Facebook pour abus de position dominante, a rapporté jeudi la chaîne américaine CNBC.

Au moins 20 à 30 Etats pourraient être impliqués dans cette procédure judiciaire antitrust susceptible d’être lancée dès la semaine prochaine, selon les informations de CNBC.

Les autorités américaines soupçonnent Facebook d’avoir procédé aux acquisitions d’Instagram et Whatsapp pour étouffer la concurrence.

Leurs enquêtes portent aussi sur la gestion des données personnelles et les pratiques commerciales de Facebook, lancée par une coalition d’Etats américains, et chapeautée par la procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James.

Environ 7 adultes sur 10 utilisent Facebook, ce qui lui permet de dominer le marché de la publicité en ligne.

Cette nouvelle intervient alors que l’agence en charge de la protection des consommateurs américains, la Federal Trade Commission (FTC), s’apprête aussi à poursuivre en justice le géant des réseaux, d’après plusieurs médias américains.

La FTC qui enquête depuis plus d’un an sur le respect de la concurrence du groupe californien, s’est refusée à tout commentaire.

Dans le cadre de son investigation, l’agence a sommé Facebook de fournir des informations et documents relatifs à ses acquisitions depuis 2010, comme Instagram et WhatsApp.

Le président de la FTC, Joseph Simons, est allé jusqu’à envisager de «dénoncer» des accords passés.

Dans le cadre de cette investigation, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, avait aussi été interrogé fin août par la FTC.

L’été dernier, l’agence fédérale avait infligé au groupe californien une amende record de 5 milliards de dollars pour ne pas avoir su protéger les données personnelles de ses utilisateurs, suivie d’une amende de 170 millions à YouTube (Google), pour non-respect de la vie privée des enfants.

Facebook, premier réseau social mondial, a toujours rejeté les accusations de monopole, arguant que les consommateurs ont beaucoup de choix sur la façon d’interagir en ligne.

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