Tiffany pénalisé en bourse, doutes sur son union avec LVMH

AWP

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Le titre du joaillier perdait 0,13% à 116,88 dollars dans les premiers échanges à New York, au lendemain d’une séance au cours de laquelle il avait plongé de près de 9%.

Le joaillier Tiffany démarrait une nouvelle séance difficile à Wall Street mercredi, affectée par des informations de presse faisant état de doutes sur une finalisation de son rachat par le géant français du luxe LVMH.

Le titre perdait 0,13% à 116,88 dollars dans les premiers échanges, au lendemain d’une séance au cours de laquelle il avait plongé de près de 9%.

Les marchés réagissaient à un article paru dans le magazine spécialisé dans la mode WWD, affirmant que LVMH s’interrogeait sur la nécessité ou non de conclure l’acquisition de Tiffany.

D’après le magazine, un conseil d’administration du groupe français s’est tenu mardi soir à Paris sur l’avenir de cette transaction à 16,2 milliards de dollars annoncée en novembre dernier.

LVMH s’inquiète de l’impact sur Tiffany de la pandémie de coronavirus et des manifestations contre les injustices raciales en cours aux Etats-Unis après la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans interpellé par la police de Minneapolis, d’après WWD qui cite des sources anonymes proches du dossier.

Le propriétaire de Louis Vuitton, de Bulgari et de Dior s’interroge également sur la dette de Tiffany.

LVMH n’a fait état ni de ses doutes ni de ses craintes à Tiffany, ont indiqué à l’AFP des sources bancaires sous couvert d’anonymat.

Certains analystes se demandent de leur côté si LVMH ne veut pas réajuster le prix de l’acquisition au vu de l’écroulement du cours de l’action Tiffany depuis l’annonce de l’opération.

Le groupe français avait offert 135 dollars par titre Tiffany. L’action s’échange actuellement aux alentours de 116 dollars, soit près de 20 dollars en dessous du prix proposé par LVMH.

Contacté par l’AFP, LVMH n’a pas donné suite. Tiffany, fondée en 1837, n’a pas répondu dans l’immédiat.

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