Marchés en Asie: les Bourses solides, le pétrole attentiste

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 1,16% à 68.308,63 points.

Les Bourses asiatiques ont grimpé jeudi dans le sillage de Wall Street, rassurées par l’inflation américaine et toujours tirées par la tech, tandis que les cours du pétrole reprennent leur souffle, guettant les développements au Moyen-Orient.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a clôturé en hausse de 1,16% à 68.308,63 points.

A Séoul, l’indice phare Kospi a bondi de 3,21% à 6.790 points, s’envolant à nouveau dans la foulée des sessions précédentes, tiré par les géants des puces mémoires Samsung Electronics et SK hynix, poids lourds de la cote.

En 10 jours seulement, le Kospi a flambé de quelque 22%, effaçant le plongeon essuyé durant l’ensemble du mois de juillet, quand les inquiétudes sur la rentabilité de l’IA et les valorisations du secteur tech avaient plombé l’indice.

«Je pense que le marché avait exagéré à la baisse lors du débouclage de positions à effet de levier et que le rebond actuel est naturel, les flux s’étant stabilisés», commente Kang Dae-kwun, du courtier Life Asset Management, cité par Bloomberg, tout en pointant les incertitudes persistantes sur les perspectives de l’IA et les taux américains.

A cet égard, les marchés savouraient jeudi en Asie, à l’instar de Wall Street la veille, la publication d’indicateurs montrant un ralentissement de l’inflation américaine (à 3,4% sur un an).

«Ces chiffres ont apporté aux marchés un soulagement bienvenu (...) Pour la Réserve fédérale américaine (Fed), ce rapport est encourageant sans pour autant constituer un feu vert définitif», décrypte Daniela Hathorn, analyste de Capital.com.

«L’inflation évolue dans la bonne direction malgré le choc énergétique, et le récent affaiblissement du marché du travail réduit encore davantage les chances que les décideurs envisagent une nouvelle hausse des taux en septembre», observe-t-elle, tout en prévenant qu’»il reste peu probable que la Fed crie victoire dès maintenant».

La Bourse de Taipei a grimpé de 1,11% jeudi, mais vers 06H30, l’indice hongkongais Hang Seng restait, lui, stable.

Pétrole attentiste

Vers 06h30 GMT, le cours du baril de WTI nord-américain cédait 0,29% à 83,03 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, lâchait 0,13% à 88,86 dollars.

Les prix de l’or noir reprennent leur souffle après avoir sensiblement monté plus tôt dans la semaine, dans un marché toujours suspendu à l’impasse au Moyen-Orient pour rouvrir le détroit d’Ormuz.

Cette voie stratégique, par où transitait avant le conflit un cinquième du brut mondial, reste verrouillée par Téhéran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Le président américain Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l’Iran, n’en a pas moins répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis exerçaient un contrôle «total» du détroit et allaient le «garder».

Toujours imprévisible, il n’évoque plus, pour le moment, de nouvelles offensives militaires ou diplomatiques.

De leur côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), dans une moindre mesure, ont encore abaissé mercredi leurs prévisions de demande mondiale de pétrole en 2026, faute de perspective d’une résolution rapide du conflit au Moyen-Orient qui plombe l’offre d’or noir.

Yen miné, or fluctuant

La monnaie japonaise se stabilisait vers 06H30 GMT à 159,38 yens pour un dollar, de nouveau affaibli près de deux semaines après une intervention conjointe des Etats-Unis et du Japon sur le marché des changes pour doper sa valeur.

Le niveau de la devise «se rapproche du seuil des 160 (yens pour un dollar) où le risque d’une nouvelle intervention est susceptible de s’accentuer», préviennent les experts de Standard Chartered.

«L’écart de taux d’intérêt toujours important entre les États-Unis et le Japon demeure le principal moteur structurel», poussant les investisseurs vers les actifs en dollars, mieux rémunérés, et ce même si «les anticipations d’un nouveau resserrement monétaire de la part de la Banque du Japon se sont renforcées», notent-ils.

A l’inverse, l’or cédait un peu de terrain, à 4.377 dollars l’once, après avoir nettement profité la veille et en début d’échanges asiatiques, après la publication de l’inflation aux Etats-Unis, du recul des chances d’une hausse prochaine des taux américains susceptible de lui faire concurrence.

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