Les marchés boursiers européens ont fini la séance dans le rouge vendredi, gagnés par l’incertitude face à la situation du conflit au Moyen-Orient, où Washington et Téhéran s’accusent mutuellement de nouvelles attaques malgré le cessez-le-feu.
Francfort a cédé 1,32%, Paris 1,09% et Londres 0,43%. Milan est restée stable (-0,00%). A Zurich, le SMI a lâché 0,26%.
Les marchés du Vieux continent sont restés focalisés sur la situation au Moyen-Orient, qui reste «floue et ne devrait pas se clarifier rapidement», relève Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.
«Les investisseurs ont brusquement réduit leur prise de risque après le retour des doutes autour d’un accord rapide entre Washington et Téhéran concernant la réouverture du détroit d’Ormuz», ajoute l’analyste John Plassard de Cité Gestion.
De nouveaux affrontements depuis jeudi dans le Golfe mettent en effet à mal la perspective d’une conclusion rapide d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran, même si Donald Trump a assuré que la trêve tenait toujours.
Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre et obtenir une reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz. Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit s’attendre à une réponse vendredi.
Le pétrole en hausse
Ces tensions ont mis fin à la chute des prix du pétrole, qui avaient perdu jusqu’à 5% jeudi. A 15H50 GMT, le Brent de la mer du Nord, référence du brut en Europe, atteignait 101,69 dollars le baril (+1,63%). Le WTI américain grappillait 0,92% à 95,68 dollars le baril.
Commerzbank coupe dans ses effectifs
La banque allemande Commerzbank a dévoilé vendredi un plan de départs de 3.000 salariés et réaffirmé sa volonté de conserver son indépendance face à l’offre de reprise hostile officialisée mardi par l’italienne UniCredit pour 35 milliards d’euros.
Pour 2026, elle a relevé à «au moins 3,4 milliards d’euros» son objectif de résultat net, après avoir fait état vendredi d’un solde en progression annuelle de 9% à 913 millions d’euros au terme du premier trimestre, supérieur aux attentes des analystes sondés par Factset.
Les investisseurs n’ont toutefois pas été convaincus: le titre a perdu 3,98% à 35,44 euros à Francfort.
Expedia, expédiée
La plateforme de réservation de voyages Expedia (-7,03% à 235,01 dollars) souffrait de prévisions jugées décevantes pour le trimestre en cours. Ses résultats pour les trois premiers mois de 2026 se sont également révélés inférieurs aux anticipations des analystes.