Les marchés européens en recul après les chiffres du chômage américain

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Paris perd 0,31%, Francfort 0,73% et Milan 0,91%. Londres reste à l’équilibre (-0,09%). A Zurich, le SMI cède 0,10%.

Les Bourses et les taux d’intérêt reculent nettement vendredi, après la dégradation du marché du travail en août aux Etats-Unis, qui accroît la crainte d’un ralentissement économique mais renforce le scénario d’une baisse des taux imminente de la banque centrale américaine (Fed).

En Europe, Paris a perdu 0,31%, Francfort 0,73% et Milan 0,91%. Londres est restée à l’équilibre (-0,09%). A Zurich, le SMI a cédé 0,10%.

A Wall Street, vers 15h40 GMT, le Dow Jones cédait 0,55%, l’indice Nasdaq 0,22% et le S&P 500 reculait de 0,46%.

Le marché du travail a continué de se dégrader en août aux Etats-Unis, avec un taux de chômage en progression, à 4,3%, selon les données officielles publiées vendredi par le ministère du Travail américain.

La première économie mondiale a créé seulement 22'000 emplois le mois dernier, un niveau bien inférieur à ceux auxquels les Etats-Unis étaient habitués. Les analystes s’attendaient à 75'000 créations d’emploi, selon le consensus publié par MarketWatch.

Dans ce contexte, les marchés d’actions «actent le ralentissement de l’économie», ce qui explique leur recul, a estimé Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore.

Mais ces chiffres confortent aussi pour les investisseurs le scénario d’un assouplissement monétaire de la Fed dès septembre, alors que son président Jerome Powell a récemment ouvert la porte à une baisse des taux réclamée de longue date par le président américain Donald Trump.

Ils «pourraient exercer une pression plus forte sur la Fed pour qu’elle réduise ses taux», selon Kathleen Brooks, analyste pour XTB.

Résultat, les taux d’intérêt reculent nettement. Le rendement de l’obligation d’Etat américaine à échéance 10 ans tombait à 4,06%, contre 4,16% jeudi en clôture. A deux ans, il reculait à 3,46% contre 3,59%.

Le dollar cédait 0,88% face à la monnaie unique européenne, à 1,1752 dollar pour un euro.

«Ces données augmentent les chances d’une baisse des taux de la Fed ce mois-ci», lors de la réunion de l’institution les 18 et 19 septembre, a expliqué Christian Hantel, gérant de portefeuille chez Vontobel.

Un marché du travail qui se détériore est perçu comme un signe de ralentissement économique, donnant davantage de marges de manoeuvre à la Fed pour assouplir sa politique monétaire, ce qui fait reculer les taux d’intérêt dans l’économie.

«Ce rapport sur l’emploi garantit pratiquement une baisse des taux en septembre et pourrait déclencher des discussions sur une première baisse importante», a jugé Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM.

En Europe aussi, les taux d’intérêt des emprunts d’Etat reculaient, après avoir grimpé en début de semaine, en raison d’incertitudes liées à la trajectoire budgétaire de plusieurs Etats.

Le taux allemand, référence, reculait dans les derniers échanges à 2,65%, contre 2,71% la veille, et son équivalent français refluait à 3,45%, contre 3,49%.

Une «baisse des taux de la Fed donnerait davantage de marge de manoeuvre à la Banque centrale européenne pour réduire elle-même ses taux prochainement», a noté Pierre-Alexis Dumont.

Record pour l’or

Dans ce contexte d’incertitude, l’or, valeur refuge par excellence, a battu un nouveau record, à plus de 3.591 dollars l’once.

Côté pétrole, les cours reculent avant la réunion dimanche des pays exportateurs de brut de l’Opep+, à l’issue incertaine, les opérateurs craignant une hausse de production qui risquerait d’inonder le marché.

Vers 15h40 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,77% à 65,13 dollars et celui du WTI américain cédait 3,07% à 61,53 dollars.

1'000 milliards de dollars pour Elon Musk chez Tesla

Le conseil d’administration de Tesla (+2,98% à 348,59 dollars) a proposé vendredi un plan de rémunération pour son patron Elon Musk, d’une durée de dix ans, qui pourrait lui rapporter plus de 1'000 milliards de dollars, sous conditions.

Lululemon Athletica dévisse

L’équipementier sportif Lululemon Athletica (-17,81% à 169,42 dollars) plongeait à New York en raison de prévisions qui n’ont pas convaincu les analystes. L’entreprise s’attend à un bénéfice net par action compris entre 12,77 et 12,97 dollars pour l’année complète, alors que les anticipations étaient de 14,15 dollars.

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