Les marchés européens dans le vert, l’emploi américain au centre de l’attention

AWP/AFP

2 minutes de lecture

Francfort termine en hausse de 0,74%, Londres 0,42% et Milan de 0,49%. Seule Paris cède 0,27%. A Zurich, le SMI avance de 1,50%.

Les marchés boursiers mondiaux évoluent sans grand entrain jeudi, les investisseurs patientant avant la publication vendredi du rapport officiel sur l’emploi américain en août pour affiner leurs anticipations quant à la trajectoire des taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).

En Europe, la Bourse de Francfort a terminé en hausse de 0,74%, Londres 0,42% et Milan de 0,49%. Seule Paris a cédé 0,27%. A Zurich, le SMI a avancé de 1,50%.

A Wall Street, vers 15h45 GMT, le Dow Jones gagnait 0,42%, l’indice Nasdaq progressait de 0,27% et l’indice élargi S&P 500 de 0,37%.

Après les ventes massives du début de semaine, l’accalmie sur le marché de la dette «a un effet positif sur le sentiment de risque», et donc sur les marchés d’actions, commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Par ailleurs, les investisseurs digèrent de nouvelles données mensuelles sur l’emploi américain, en deçà des attentes.

Les créations d’emplois ont nettement ralenti dans le secteur privé aux Etats-Unis en août: 54'000 emplois ont été créés dans le secteur privé, contre 106'000 en juillet, selon l’enquête mensuelle ADP/Stanford Lab.

Les marchés s’attendaient à environ 75'000 créations d’emploi, selon le consensus publié par MarketWatch.

Les chiffres du jour «ont fourni de nouvelles preuves d’un refroidissement du marché du travail», souligne Fawad Razaqzada, analyste marchés chez City Index.

Le grand rendez-vous de cette fin de semaine est la publication vendredi des chiffres officiels sur le marché du travail américain.

Ils seront à même de donner de «premiers éléments de réponse» sur la santé de «l’économie américaine», relève John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.

Le rapport officiel permettra également aux investisseurs d’affiner leurs anticipations de la trajectoire de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed).

«Plus l’économie va ralentir, plus on va aller vers une baisse des taux», explique Emmanuel Auboyneau, gérant associé d’Amplegest.

Dans ce contexte, le taux d’intérêt à dix ans américain atteignait 4,19% vers 15h45 GMT, contre 4,20% la veille en clôture. A deux ans, l’échéance la plus sensible aux évolutions de la politique monétaire, il atteignait 3,59%, contre 3,62% en clôture.

Côté change, le dollar prenait 0,15% face à la monnaie unique européenne à 1,1643 dollar pour un euro.

Détente sur les taux longs

«Le marché obligataire a montré une certaine stabilité après une vente massive plus tôt dans la semaine» en Europe comme aux Etats-Unis en raison d’inquiétudes sur la trajectoire budgétaire de plusieurs pays, commente Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group.

Le taux d’emprunt américain à échéance trente ans évoluait autour de 4,89% vers 15h45 GMT, contre 4,90% à la clôture mercredi. Son équivalent allemand, référence en Europe, s’établissait à 3,34%, contre 3,35% mercredi. Le Français était à 4,40%, contre 4,45%.

Les investisseurs restent toutefois prudents, notamment en France, avant le vote de confiance sollicité le 8 septembre par le Premier ministre François Bayrou, qui scellera le destin de son gouvernement.

Le marché «navigue à vue face à la situation française», estime Emmanuel Auboyneau. «L’accalmie» actuelle peut «être remise en cause avec l’accélération du calendrier français avec une potentielle situation d’ingouvernabilité».

«Si le gouvernement venait à tomber, les obligations françaises seraient au coeur des préoccupations», relève Kathleen Brooks.

L’or et les minières baissent

«Alors que l’appétit pour le risque remonte», le prix de l’or, valeur refuge par excellence, recule, relève Mme Brooks.

Vers 15h45, l’once d’or évoluait à 3'547,08 dollars, au lendemain d’un nouveau sommet historique à 3'578,51 dollars.

«Les valeurs minières» et liées aux «métaux précieux ont reculé, suivant la baisse du prix de l’or», note Patrick Munnelly.

A Londres, où le secteur est particulièrement représenté, le producteur d’or Fresnillo a terminé stable. Anglo American a abandonné 1,40%, Glencore 0,37%, Antofagasta 1,40% et Ferrexpo 2,90%.

Recul du pétrole avant l’Opep+

Les cours du pétrole cèdent du terrain jeudi, après avoir déjà nettement reculé mercredi, le marché anticipant une offre abondante dans les prochains mois avant la prochaine réunion des pays exportateurs de brut de l’Opep+ dimanche.

Le baril de Brent de la mer du Nord perdait 0,79% vers 15h45 GMT à 67,06 dollars et celui du baril de WTI américain cédait 0,67% à 63,54 dollars.

A lire aussi...