Les marchés européens attendent patiemment la Fed

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Paris glane 0,06%, Londres 0,01% et Francfort 0,19%. Seule Milan s’octroie une plus nette hausse de 0,98%. A Zurich, le SMI cède 0,23%.

Les marchés boursiers mondiaux patientent mercredi avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), tout en digérant une nouvelle salve de publications des résultats d’entreprises.

Vers 15H45 GMT, à Wall Street, le Dow Jones cédait 0,11% tandis que l’indice Nasdaq prenait 0,28% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 0,07%.

Les places boursières européennes ont terminé autour de l’équilibre, Paris glanant 0,06%, Londres 0,01% et Francfort 0,19%. Seule Milan s’est octroyé une plus nette hausse de 0,98%. A Zurich, le SMI a cédé 0,23%.

Les indices européens ont affiché des performances contrastées pendant la séance, les investisseurs digérant une nouvelle salve de résultats d’entreprises.

Les marchés attendent désormais la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui devrait encore décevoir le président Donald Trump en laissant ses taux d’intérêt inchangés pour la cinquième fois de suite.

Car l’issue de la réunion de la Fed ne fait guère de doute aux yeux des investisseurs: «Tout le monde s’attend à ce que le comité maintienne son taux de référence inchangé», expliquent les analystes de Natixis IM.

«Personne ne peut réellement défendre une baisse de taux dans l’environnement actuel, donc une dissidence serait perçue comme une politisation, ce que les investisseurs internationaux observeront de très près», estime Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.

En face, le président américain, fervent défenseur d’une baisse de taux, maintient la pression. «+Trop Tard+ (le surnom donné par Donald Trump à Jerome Powell, NDLR) doit baisser maintenant les taux d’intérêt!» a-t-il écrit sur son réseau social Truth, estimant que la croissance américaine justifiait une telle décision.

L’activité économique a en effet progressé de 3%, en rythme annualisé, au deuxième trimestre aux Etats-Unis, largement au-dessus des attentes, grâce notamment à une forte baisse des importations et une bonne tenue de la consommation des ménages, selon les données publiées mercredi par le département du Commerce.

Mais ces indicateurs toujours «dans la lignée des derniers chiffres qui étaient déjà de très bonne facture confirment ce que dit la Fed», à savoir «qu’il n’y a pas d’urgence à baisser les taux», estime Alexandre Neuvy, directeur de la gestion privée au sein de Ampelgest.

Galvanisée par ces données montrant une économie américaine en meilleure forme qu’escompté, la devise américaine prenait 0,63% par rapport à l’euro, à 1,1474 dollar pour un euro vers 15H45 GMT.

Les investisseurs suivent aussi les publications de résultats d’entreprises, dont la cadence s’accélère cette semaine. A Wall Street, on attend des poids lourds: les résultats financiers des géants de la technologie Meta et Microsoft après la clôture ce mercredi, et ceux d’Amazon et d’Apple jeudi.

Les droits de douane plombent l’auto haut de gamme

Deux ténors allemands de la voiture haut de gamme, Porsche et Mercedes-Benz , ont annoncé mercredi une dégradation brutale de leurs résultats, fragilisés par leurs difficultés en Chine et l’offensive protectionniste américaine.

Mercedes (-3,61% à la clôture à Francfort) a vu son bénéfice net dégringoler de 69% au deuxième trimestre, à 957 millions d’euros, bien en deçà des attentes des analystes.

Porsche, fleuron du groupe Volkswagen (-2,07%), accuse une baisse de 67% de son résultat opérationnel sur le semestre. La holding Porsche SE a terminé en baisse de 1,61% quand le titre Porsche a gagné 1,69%.

Le troisième grand acteur du haut de gamme allemand, BMW (-2,04%), publiera ses résultats jeudi.

A Londres, le constructeur automobile de luxe britannique Aston Martin Lagonda a aussi revu mercredi à la baisse ses prévisions de résultat annuel, et son action a terminé en baisse de 8,19%.

«Le constructeur de voitures de luxe a pointé les droits de douane américains à l’importation et une demande atone en Chine», relève Patrick Munnelly, de Tickmill Group.

Le pétrole monte légèrement

Les cours du pétrole montaient légèrement mercredi, conservant en grande partie la hausse du début de semaine déclenchée par les menaces de sanctions répétées de Donald Trump contre Moscou qui font craindre une réduction des exportations russes d’or noir.

Vers 15H45 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,71% à 73,03 dollars, quand celui de son équivalent américain, le WTI, gagnait 0,85% à 69,80 dollars.

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