Les marchés européens à des niveaux records

AWP/AFP

2 minutes de lecture

Londres grappille 0,09%, suffisant pour inscrire un nouveau record à 9653,82 points. Madrid termine en hausse de 0,87%, atteignant un pic historique à 16’000,20 points. Paris clôture sur une avancée de 0,16%, non loin de ses plus hauts atteints la semaine dernière.

Les bourses mondiales évoluaient autour de leurs niveaux records lundi, portées par les espoirs d’une détente commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Les marchés argentins célébraient quant à eux la victoire du président ultralibéral Javier Milei lors des législatives de mi-mandat, alors que la Bourse suisse a terminé dans le rouge.

En Europe, la Bourse de Londres a terminé en très légère hausse de 0,09%, suffisant pour lui permettre d’inscrire un nouveau record en séance à 9672,74 points, comme en clôture à 9653,82 points. A Madrid, l’Ibex, l’indice vedette regroupant les 35 plus grandes entreprises espagnoles, a terminé en hausse de 0,87%, atteignant également un sommet historique en clôture, à 16’000,20 points, à deux jours de la publication du PIB du troisième trimestre qui devrait confirmer que l’Espagne est l’une des économies les plus dynamiques d’Europe.

La Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,16%, non loin de ses niveaux records atteints la semaine dernière. La Bourse de Francfort a gagné 0,28% et Milan 1,00%. L’humeur n’était en revanche pas à la fête du coté de la Bourse suisse, son indice phare SMI terminant la séance sur un repli de 0,32%.

Vers 18h00 à Wall Street, le Dow Jones gagnait 0,47%, l’indice Nasdaq prenait 1,68% et l’indice élargi S&P 500 avançait de 1,00%, les trois indices phares évoluant à des niveaux records.

«Le sentiment de marché est resté positif, soutenu par les espoirs d’un accord commercial entre les États-Unis et la Chine», relève Patrick Munnelly, analyste de Tickmill Group. Donald Trump, qui est arrivé lundi au Japon, s’est montré résolument optimiste avant sa rencontre cruciale jeudi avec le président chinois Xi Jinping, censée résoudre le différend commercial avec la Chine.

«Nous aurons une très bonne conversation» avec Xi Jinping, a prédit le président américain, pendant un échange avec la presse à bord de son avion. Dimanche, le ministre américain des Finances Scott Bessent a annoncé que Pékin envisageait de retarder la mise en place de restrictions à l’exportation des minéraux rares et de reprendre l’achat de soja aux Etats-Unis, évitant ainsi une augmentation massive des droits de douane à son encontre.

Par ailleurs, «cette semaine s’annonce cruciale pour les marchés financiers avec, à l’agenda, plusieurs décisions de banques centrales» dont la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi, «ainsi que les résultats trimestriels des grandes entreprises technologiques», note Fawad Razaqzada, analyste de marché chez City Index.

L’or sous 4000 dollars

Les cours de l’or sont sous pression, «prolongeant la baisse amorcée la semaine dernière, alors que l’appétit pour le risque s’est renforcé sur les marchés mondiaux», relève Fawad Razaqzada. «La baisse des prix de l’or coïncide avec un regain d’optimisme autour des négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine», note-t-il.

Vers 18h00, l’once d’or perdait 2,79% à 3,998,25 dollars, sous la barre des 4000 dollars.

Les marchés argentins en ébullition

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a obtenu un éclatant vote de confiance après son large succès aux législatives de mi-mandat dimanche, avec un peu plus de 40% des voix au niveau national. La Bourse de Buenos Aires a spectaculairement réagi lundi, son principal indice, le Merval, s’envolant de 22,11% vers 18h00.

Le taux d’emprunt de l’Argentine à échéance 10 ans baissait fortement lundi, le taux auquel le pays emprunte sur dix ans s’établissant à 10,78% lundi vers 17H00 GMT, contre 14,34% vendredi, soit une baisse de 3,56 points de pourcentage, une variation extrêmement forte pour le marché de la dette souveraine. Plus une obligation est recherchée par les investisseurs, plus son taux d’intérêt va baisser.

L’Argentine avait officialisé la semaine dernière un accord d’échange de devises avec les Etats-Unis pour un montant allant jusqu’à 20 milliards de dollars, visant «à contribuer à la stabilité économique» du pays sud-américain, d’après sa banque centrale. Sur le marché des changes, le peso argentin s’envolait de 5,69% face au billet vert, à 1411,4 pesos pour un dollar vers 18h00, après avoir décollé de 10% d’après l’agence Bloomberg.

«L’alignement avec l’agenda pro-marché de Trump ajoute une couche supplémentaire de confiance pour les investisseurs et positionne l’Argentine comme un partenaire régional clé», explique Paulo Salazar, responsable des marchés émergents chez Candriam. «Le pays demeure un marché à haut risque et à fort potentiel, mais la trajectoire s’oriente désormais clairement vers la réforme, la normalisation et la croissance», poursuit-il.

A lire aussi...