Une inflation moins forte que prévu aux Etats-Unis en septembre réjouit les marchés mondiaux vendredi, notamment Wall Street dont les trois principaux indices devraient terminer sur des records.
A New York, le Nasdaq gagnait 1,23% vers 16H00 GMT, le S&P 500 0,94% et le Dow Jones 1,18%, tous en chemin vers de nouveaux sommets.
En Europe, la place de Paris, préoccupée par les débats sur le budget à l’Assemblée, est parvenue à l’équilibre (0,00%) après avoir évolué dans le rouge toute la séance. Francfort a clôturé en hausse de 0,13% et Londres a gagné 0,70%. A Zurich, le SMI a gagné 0,09%.
Le gouvernement américain a finalement publié vendredi l’indice des prix à la consommation (CPI) pour septembre, tant attendu par les investisseurs après avoir été repoussé dix jours à cause de la fermeture des services publics américains sur fond de paralysie budgétaire de l’Etat fédéral depuis le début du mois.
La hausse des prix aux Etats-Unis s’est avérée moins forte que prévu en septembre, à 3% sur un an contre 3,1% attendu et 2,9% le mois d’avant. Sur un mois, l’augmentation a même décéléré à 0,3% contre 0,4% en août.
A peine l’indice publié, les rendements obligataires à dix ans aux Etats-Unis ont immédiatement fléchi à 3,98% contre 4,01% avant la parution de l’indice. Vers 15H45 GMT, ils se stabilisaient à 3,99%.
Les marchés ont été confortés dans l’idée que la banque centrale américaine (Fed) va bien abaisser ses taux mercredi prochain.
«C’est pris positivement par les marchés», a commenté pour l’AFP Axel Botte, directeur de la stratégie marchés chez Ostrum Asset Management, ajoutant que les deux prochaines baisses des taux de la Fed attendues par les investisseurs sont «une certitude».
Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) doit en effet se réunir mardi et mercredi prochains, les marchés anticipant une nouvelle baisse de 0,25 point, qui porterait ses taux directeurs dans une fourchette prévue entre 3,75% et 4%, selon l’outil de veille de CME, FedWatch.
Le dollar perdait un peu de terrain à 1,1622 dollar pour un euro (-0,05%).
Optimisme prudent avant la rencontre Xi-Trump
Les marchés étaient aussi encouragés par l’annonce par la Maison Blanche d’une rencontre la semaine prochaine entre le président Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping, qui ouvre la perspective d’une détente dans les tensions commerciales.
«Ce serait leur première rencontre en personne depuis le retour de Trump à la présidence en janvier, alors que la trêve sur les droits de douane de 90 jours entre Washington et Pékin expire le 10 novembre», souligne Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.
Des résultats de bonne facture
Jusqu’ici les résultats trimestriels d’entreprises apparaissent «de très bonne facture» aux Etats-Unis où «le taux de surprises favorables est de 85% sur les quelques 150 sociétés qui ont publié» leurs comptes, a expliqué Axel Botte.
En Europe, où la saison des résultats vient de commencer, ce taux de bonnes surprises est de 58% jusqu’ici, a ajouté le spécialiste d’Ostrum AM.
Porsche avance
Porsche (+3,65% à Francfort) a dégagé un résultat opérationnel (Ebit) de 40 millions d’euros de janvier à septembre contre 4,04 milliards un an plus tôt, en raison de 2,7 milliards d’euros de charges exceptionnelles et l’impact des droits d’importation américains.
Son chiffre d’affaires est stable sur un an à 26,86 milliards d’euros. Le constructeur a indiqué avoir entamé des discussions avec les salariés, laissant envisager des mesures sur l’emploi ou le temps de travail.
Pétrole en hausse
Les cours du brut amélioraient leur forte hausse de la séance précédente liée aux sanctions américaines contre deux groupes pétroliers russes qui pourraient réduire l’offre d’or noir sur le marché.
Vers 16H00 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,86% à 66,55 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate gagnait 0,63% à 62,18 dollars.