Les marchés européens soulagés par le protocole d’accord au Moyen-Orient

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Paris prend 0,44%, Francfort 0,37% et Milan 0,18%, tandis que Londres, plombée par ses majors pétrolières, cède 1,04%. A Zurich, le SMI fléchit de 0,36% à 13’765,83 points.

Les bourses mondiales profitent jeudi d’une nouvelle baisse des prix du pétrole, après la signature d’un protocole d’accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, qui éclipse les inquiétudes de la veille sur le ton plus ferme employé par la Réserve fédérale américaine (Fed) après sa réunion.

A New York, vers 17H50, le Nasdaq - qui rassemble les valeurs technologiques - gagnait 1,02%, l’indice élargi S&P 500 prenait 0,80% tandis que le Dow Jones progressait de 0,30%.

Sur le Vieux Continent, Paris a pris 0,44%, Francfort 0,37% et Milan 0,18%, tandis que Londres, plombée par ses majors pétrolières, a cédé 1,04%. A Zurich, le SMI a égaré 0,36% à 13’765,83 points.

«Les bonnes nouvelles qui viennent du Moyen-Orient améliorent les perspectives», même «si beaucoup de choses peuvent encore se passer», explique à l’AFP Charlotte de Montpellier, économiste pour la banque ING.

Les présidents américain et iranien ont signé à distance mercredi soir le protocole d’accord dans lequel Téhéran s’engage à rouvrir immédiatement le détroit d’Ormuz.

Cet «accord devrait permettre une reprise progressive des exportations pétrolières du Golfe, avec le retour du pétrole brut iranien sur les marchés mondiaux et une hausse de la production des producteurs régionaux», selon Soojin Kim, analyste à MUFG.

Résultat, les prix du pétrole continuent de reculer, se rapprochant de leur niveau d’avant-guerre.

Vers 17H50, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait encore 2,64% à 77,45 dollars. Pour son équivalent américain, le WTI, le prix du baril reculait de 2,81% à 74,63 dollars.

Les marchés digèrent les annonces de la Fed

La séance du jour est aussi marquée par «la digestion des dernières annonces de banques centrales, notamment celle de la Réserve fédérale américaine», relève Romain Aumond, macroéconomiste chez Natixis IM.

La banque centrale américaine a décidé - comme attendu et à l’unanimité - de laisser ses taux inchangés mercredi soir, entre 3,50% et 3,75%, à l’issue de la première réunion de son nouveau président Kevin Warsh.

En revanche, les responsables américains ont suggéré, via leurs prévisions, qu’un resserrement monétaire pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année face à l’accélération de l’inflation due au conflit au Moyen-Orient.

Ces déclarations, qui vont à l’encontre de ce que demande Donald Trump depuis plusieurs mois, à savoir des baisses de taux, ont douché l’humeur des investisseurs, faisant nettement reculer mercredi les Bourses américaines.

Le rebond du jour «suggère que les marchés pourraient progressivement adhérer à la vision de Warsh», relève Kathleen Brooks, directrice de la recherche à XTB. Les taux d’emprunt américains à deux ans, qui avaient bondi à 4,19% mercredi, reculaient à 4,15% jeudi.

Après avoir déjà grimpé la veille, le billet vert prenait encore 0,24% face à l’euro, à 1,1473 dollar pour un euro.

Dans la foulée de la décision de la Fed, la Banque d’Angleterre a maintenu jeudi son principal taux directeur inchangé pour la quatrième réunion d’affilée, à 3,75%, malgré l’inflation qui reste élevée au Royaume-Uni.

Intel s’engage avec Apple

Intel (+9,07% à 132,00 dollars) grimpait après que Donald Trump a déclaré dans la nuit sur son réseau Truth Social que le groupe s’était engagé avec Apple pour concevoir et fabriquer des puces aux États-Unis.

Accenture déçoit, Capgemini trinque

Le cabinet de conseil américain Accenture chutait de 16,47% à 130,30 dollars vers 17H50 à Wall Street, après une révision à la baisse de ses prévisions, à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels, jeudi.

L’entreprise a également annoncé une série d’acquisitions dans la cybersécurité, une stratégie qui suscite des interrogations chez certains analystes, alors que le secteur évolue dans un climat incertain face au développement rapide de l’intelligence artificielle.

Cette annonce a provoqué un net recul de certains groupes du secteur, et particulièrement le français Capgemini, qui a cédé 8,87% à 89,00 euros à Paris.

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