Baromètre Euronext des biotechs au second semestre 2019

Euronext, BiotechBourse

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Les signes prometteurs profitent d'abord aux grandes entreprises de biotechnologie.

Plusieurs indicateurs - malgré une performance boursière mitigée - reflètent une dynamique positive pour le panel. La maturité du secteur (nouvelles positives successives, pipelines plus avancés) et la faible valorisation de la biotechnologie au cours des quatre dernières années ont favorisé un regain d'attractivité pour le secteur. Ce signal positif (amplifié en décembre 2019) est d'abord visible pour les grandes biotechs, qui bénéficient d'une prime de liquidité et de qualité. Une trajectoire accélérée en décembre, qui devrait se confirmer en 2020, reflète un fort flux d’avancées cliniques, notamment en France.

PERFORMANCE GLOBALE -4% EN 2019, MAIS +10,3% POUR LES BIOTECHS DE PLUS DE 200 millions

L'indice montre une perte globale de -4% en 2019, avec un recul de -10,7% au cours du second semestre, en raison du déclin continu des biotechs françaises (-18,2%) et belges (-6,9%). La fuite marquée vers la qualité a favorisé la performance des grandes biotechs, capables de démontrer des revenus (droits de licence, redevances ou phases d'essais) et d'offrir une plus grande liquidité des actions aux investisseurs.

À la fin de l'année, 10 biotechs avaient une valeur de plus de 200 millions d'euros chacune (capitalisation boursière), représentant 19 % en valeur de toutes les biotechs cotées (contre 24% à la fin de 2018) : elles ont gagné +10,3 % au second semestre 2019 (contre une baisse de -15,7% pour les 42 autres biotechs).

La capitalisation boursière totale a augmenté de 10 milliards d'euros en 2019 pour atteindre 24 milliards d'euros, soutenue par les performances des actions de moyennes et grandes capitalisations, et par l'argent frais provenant des transactions sur actions (1,5 milliard d'euros en 2019), malgré l'absence d'introduction en bourse en 2019.

CERTAINS INDICATEURS FONDAMENTAUX POSITIFS SONT PROMETTEURS POUR LES MOIS À VENIR

Une capitalisation boursière moyenne plus élevée, en croissance après plusieurs années de déclin : si l'on exclut les géants belges de la biotechnologie que sont les Galapagos et ArgenX, la capitalisation boursière moyenne est désormais de 144 millions d'euros, contre 135 millions d'euros fin 2018.
La maturité accrue du pipeline de produits favorise un flux de nouvelles plus positif: 93% des biotechs cotées en bourse développent un pipeline à un stade de la phase 2 ou plus tard.

Une plus grande liquidité des actions atteignant 117 millions d'euros en volume quotidien au cours du second semestre 2019 (contre 107 millions d'euros en 2018), toujours principalement captée par les biotechs belges (74% des volumes).

Des profils d'investisseurs élargis et diversifiés : 420 investisseurs institutionnels ont été identifiés dans le capital des biotechs (contre 375, 6 mois plus tôt). 120 nouvelles organisations sont entrées dans le secteur au cours du second semestre, en provenance de différentes régions (États-Unis : 30%, UE : 46%)

3,9 milliards d'euros d'actifs sous gestion, toujours concentrés dans les grandes entreprises, mais en hausse suite à une collecte nette de 912 millions d'euros au cours du second semestre 2019. L'investissement passif représente une grande majorité de ces flux, puisque 9 des 15 premiers investisseurs identifiés gèrent des fonds ETF et des fonds indiciels.

Retrouvez le rapport semestriel d’Euronext et de BiotechBourse en cliquant ici.

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