L’ECAL habille les vitrines de la banque Piguet Galland

Communiqué, Piguet Galland

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Le groupe récompense le travail de Tennesse MacDougall, une artiste qui a promis de déposer chaque semaine des pièces de 5 centimes devant l’agence de Lausanne.

Depuis 2017, les vitrines de la succursale lausannoise de la banque privée Piguet Galland, à l’Avenue du Théâtre, sont habillées par les étudiants-es de l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL). Chaque année, un projet est sélectionné par un jury composé de professionnels et passionnés du monde de l’art. L’étudiant-e reçoit alors le «prix Piguet Galland», un encouragement visant à récompenser son travail.

Après Iseult Perrault, Anouk Tschanz et Sherian Mohammed Forster, Tennesse MacDougall se verra remettre ce prix le 26 août prochain, lors du vernissage des vitrines de la filiale de la Banque Cantonale Vaudoise. Cette récente diplômée en Bachelor option Arts Visuels apprécie particulièrement la vidéo performative, la sculpture et la photographie pour traiter ses deux thèmes de prédilection: l’urbain et l’anecdote.

«Find a penny, pick it up, all day long you’ll have a good luck» (Trouve une piécette, ramasse-la, tu seras chanceux tout au long de la journée) Tennesse MacDougall a pris comme point de départ ce dicton anglophone que sa mère aimait lui répéter quand elles se promenaient ensemble en ville. «Je n’ai jamais oublié cette phrase, explique Tennesse MacDougall, et encore aujourd’hui, mes yeux scrutent le sol lorsque je déambule à travers Lausanne ou d’autres villes. Une pièce égarée par quelqu’un pourrait-elle me porter chance? Une pièce que j’aurais perdue pourrait-elle porter chance à quelqu’un d’autre?» La récente diplômée en arts visuels a donc eu l’idée de photographier le trottoir de l’entrée lausannoise de Piguet Galland tout en y déposant au préalable quelque pièces de cinq centimes. «C’est de l’argent, bien sûr, mais autre chose aussi, nous affirme-t-elle. Des petits talismans, des porte-bonheurs, surtout lorsqu’on les trouve sur un trottoir» C’est cette réflexion sur le regard ou plutôt l’attention aux choses, ce jeu de miroir entre le visible et l’invisible, le dedans et le dehors qui a séduit le jury. La dimension poétique et foncièrement ludique de cette démarche écarte toute tentation d’évoquer le rapport ambigu entre l’art et l’argent.

Si la jeune artiste a promis de passer chaque semaine déposer des pièces de 5 centimes sur le bitume à l’entrée de la banque, Olivier Couvreu de Deckersberg, responsable de la succursale lausannoise est lui aussi très impliqué dans le projet: «ces pièces de 5 centimes posées sur le sol devant notre établissement porteront peut-être chance aux passants et c’est notre souhait le plus sincère. Elles inviteront à la rêverie. Les rêves sont sources d’espérance, de projets et de découvertes enrichissantes.»

Et lorsque l’on demande à Tennesse MacDougall si les gens qui passeront devant les vitrines remarqueront ou comprendront sa démarche, elle répond: «L’ambiguïté, c’est ce que j’ai toujours recherché dans mon travail. L’argent est ambigu, l’art aussi. Tant mieux. Et si mon geste artistique passait inaperçu, alors je serais presque aussi heureuse que lorsque ma mère me promenait entre réalité et fiction.»

Découvrez le projet de Tennesse MacDougall lors du vernissage le 26 août prochain dès 18h30 à Piguet Galland Lausanne.

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