Incertitude sur le sort de Deutsche Bank en Suisse

AWP

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Le groupe va biffer globalement 18’000 postes, surtout dans sa banque d’affaires.

La restructuration annoncée dimanche par le géant bancaire Deutsche Bank aura des retombées peu claires pour la filiale en Suisse. Le groupe va biffer globalement 18’000 postes, surtout dans sa banque d’affaires. Dans la gestion de fortune, spécialité de Deutsche Bank (Suisse), la tendance est plutôt au recrutement, malgré une année 2018 en demi-teinte.

Contacté par AWP, un porte-parole de Deutsche Bank (Suisse) a indiqué qu’il était encore trop tôt pour donner des détails sur les retombées des mesures de restructuration pour la filiale helvétique.

Dans une interview à Reuters, Fabrizio Campelli, responsable de la gestion de fortune à l’échelle du groupe et président de Deutsche Bank (Suisse), annonçait fin juin sa volonté d’engager 300 conseillers d’ici 2021.

Basée à Genève, la filiale helvétique du groupe allemand comptait 522 employés (493,1 équivalents plein temps) à fin 2018, un effectif stable en comparaison annuelle.

Au terme de l’exercice écoulé, Deutsche Bank (Suisse) disposait d’une masse sous gestion de 24,9 milliards de francs, selon les indications contenues dans le rapport annuel. Les actifs ont plongé de quelque 15% sur un an, en raison notamment d’une collecte négative. Les sorties d’argent nettes ont atteint 2,9 milliards l’année dernière.

La banque a enregistré des reflux imputables à des «facteurs conjoncturels et géopolitiques», principalement sur les marchés émergents, lit-on dans le document.

Le mini-krach boursier survenu au dernier trimestre a également pesé sur les volumes. L’effet lié au marché et à l’évolution des devises a soustrait 1,4 milliard de francs à la masse sous gestion.