Deutsche Bank: CEO rassurant malgré des rumeurs de départ

AWP

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Mardi, The Times a affirmé que le président du conseil de surveillance de la Banque allemande, Paul Achleitner a déjà lancé plusieurs pistes en vue de lui trouver un successeur.


«Je voudrais vous assurer que je continuerai à travailler de toutes mes forces pour la banque», assure le CEO, John Cryan.

Le patron de Deutsche Bank, visé par des rumeurs de départ, a déclaré vouloir employer «toutes ses forces» pour continuer le redressement de la banque, selon un courriel adressé mercredi aux salariés.

«Je voudrais donc vous assurer que je continuerai à travailler de toutes mes forces pour la banque et que je voudrais continuer avec vous sur le chemin que nous avons commencé il y a environ trois ans», écrit John Cryan, qui a pris les rênes de Deutsche Bank à la mi 2016 et dont le mandat court jusqu’en 2020.

Mardi, le journal britannique The Times a affirmé que le président du conseil de surveillance de la Banque allemande, Paul Achleitner, était en conflit avec M. Cryan sur la stratégie à mener pour relancer la banque allemande et que ce dernier a déjà lancé plusieurs pistes en vue de lui trouver un successeur.

Depuis, la banque se mure dans le silence.

«Nous devons continuer à nous concentrer sur la mise en oeuvre de notre stratégie, qui a été convenue avec le Conseil de Surveillance. Il n’y a pas de divergences ici», rétorque M. Cryan un jour après l’article du Times, largement repris mercredi par la presse allemande.

Le banquier reconnaît aussi: autant les objectifs de la banque sont «ambitieux», autant «les chiffres ne sont pas encore là où nous les voulons».

Selon lui, la banque a quelques succès à faire valoir, comme l’introduction vendredi dernier en bourse de sa filiale de gestion d’actifs DWS et des parts de marché gagnées «dans des périodes difficiles, en particulier dans le négoce des produits de taux, des devises et des matières premières».

Deutsche Bank est néanmoins dans la tourmente, avec un cours de bourse qui a perdu près de 30% sa valeur depuis janvier et un problème récurrent à faire redécoller les recettes, surtout dans la banque d’investissement, et ce après avoir laissé passer le gros de l’orage judiciaire.

«Il est de ma responsabilité personnelle d’équilibrer les revendications souvent contradictoires de multiples parties prenantes», martèle le banquier.

L’accent devra être mis selon lui «davantage sur la croissance à l’avenir et sur la réalisation de rendements attrayants pour nos actionnaires. (...) Et je vais utiliser toutes mes forces pour y parvenir», conclut-il.