Credit Suisse: étape stratégique significative en Chine

AWP

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Le groupe bancaire est autorisé à prendre le contrôle de sa coentreprise Credit Suisse Founder Securities Limited.

Le régulateur chinois des marchés financiers a donné son feu vert à Credit Suisse en vue de la prise de contrôle de sa coentreprise Credit Suisse Founder Securities Limited. L’opération, qui permet au numéro deux bancaire helvétique de détenir 51% du prestataire de services de banque d’affaires, est jugée comme une étape stratégique significative.

La prise de contrôle de Credit Suisse Founder Securities Limited vient compléter les affaires de l’établissement au niveau mondial ainsi que dans la région Asie-Pacifique, a déclaré Thomas Gottstein, le directeur général de Credit Suisse, cité dans le communiqué diffusé vendredi. M. Gottstein n’a pas manqué de saluer la décision de la China Securities Regulatory Commission (CSRC) ainsi que l’ouverture du marché financier de l’Empire du Milieu.

L’établissement aux deux voiles entend désormais finaliser les accords avec Founder Securities, l’autre actionnaire de l’entreprise commune, en vue de finaliser l’augmentation de capital laquelle se traduira par une une participation étoffée de 33,3% à 51% dans Credit Suisse Founder Securities (CSFR). A l’issue de l’opération, Founder Securities disposera de la part restante de 49%.

Fondé en 2008 et basé à Pékin, Credit Suisse Founder Securities Limited fournit toute une palette de prestations de banque d’affaires sur le marché chinois, tout comme du conseil financier. Depuis 2016, la société déploie également des activités de courtage depuis Shenzhen.

Credit Suisse, dont la présence dans l’Empire du Milieu remonte à plus de 30 ans, dispose également d’une coentreprise spécialisée dans la gestion d’actifs, montée en partenariat avec le géant bancaire chinois Industrial and Commercial Bank of China (ICBC). ICBC Credit Suisse Asset Management gérait à fin 2018 une masse de 1300 milliards de yuans, soit 194 milliards de francs.

Il y a encore quelque mois de cela, les établissements financiers voulant opérer en Chine continentale devaient obligatoirement s’allier avec une entreprise du cru, à condition que la nouvelle entité demeure majoritairement en mains locales. Face à la pression internationale, le gouvernement chinois a abandonné cette règle controversée l’année dernière.

En mai 2018, l’autre grande banque suisse UBS s’était profilée comme l’une des premières à profiter de cette nouvelle possibilité, déposant une demande pour faire passer ses parts dans la coentreprise UBS Securities de 25% à 51%.

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