Bâloise dopé par la réforme fiscale au premier semestre

AWP

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L’assureur rhénan a dépassé les attentes, sauf dans l’assurance-vie.

L’adoption de la réforme cantonale de l’imposition des entreprises dans le demi-canton de Bâle-Ville a permis une envolée du bénéfice net semestriel de l’assureur Bâloise. Le groupe rhénan a dépassé les attentes, sauf dans l’assurance-vie, plombée par la faiblesse des taux.

Le bénéfice net s’est établi à 395 millions de francs, amélioré de 47% sur un an, indique mercredi Bâloise. Ce résultat est largement conforme à la prévision de «plus de 300 millions» évoquée par la direction début juillet. Corrigé de l’effet de la réforme fiscale, qui a entraîné la dissolution de 127,7 millions de provisions, le bénéfice atteint 267,3 millions (-0,9%).

A l’échelle du groupe, le volume d’affaires s’est étoffé de 10% à 6,01 milliards de francs, dont 2,87 milliards (+30,4% ou 670 millions) pour l’assurance-vie et 2,26 milliards (stable) pour le domaine assurance dommages, portée par la Suisse et l’Allemagne.

Les primes d’assurance-vie ont bénéficié de l’apport des clients acquis auprès concurrent Axa. «Les anciens clients d’Axa nous ont amené des avoirs de prévoyance professionnelle pour un montant d’environ 560 millions de francs», a expliqué Gert de Winter, directeur général, en conférence téléphonique.

Début 2019, Axa s’est retiré du marché suisse de la prévoyance professionnelle (LPP), ce qui a profité à Bâloise, mais également à d’autres assureurs-vie comme Swiss Life, leader dans le secteur. M. de Winter a précisé que son groupe s’était montré très sélectif dans la souscription de nouvelles affaires LPP.

L’excédent d’exploitation (Ebit) de l’assurance dommages a bénéficié d’un effet de base favorable pour bondir de 56% à 226,1 millions de francs. Des éléments non récurrents avaient plombé la rentabilité de cette activité au premier semestre 2018.

Nouveaux apports au 2e semestre

Le ratio combiné, qui établit le rapport entre les sinistres et leur coût, a été amélioré de 6,7 points de pourcentage sur six mois à 87,4%.

Dans l’assurance-vie, l’Ebit a chuté de 45% en comparaison annuelle, à 106,3 millions, en raison de la constitution de réserves en lien avec la faiblesse des taux.

Dans le segment gestion d’actifs et banque, la rentabilité a légèrement augmenté, avec un Ebit amélioré de 1,4% à 42,6 millions de francs. Le résultat des placements a fait du surplace à 670,4 millions. La banque Soba, intégrée au groupe, a vu son bénéfice fléchir de 8,5% à 12,6 millions, plombé par un effet de base négatif.

Par rapport à fin décembre, les fonds propres du groupe rhénan ont gonflé de 9,7% à 6,59 milliards de francs.

Bâloise dépasse globalement les attentes du consensus AWP, à l’exception de l’Ebit assurance-vie, largement en dessous des prévisions.

A 11h53, le titre Bâloise était sanctionné, la nominative cédant 1,5% à 176,40 francs, dans un SPI en baisse de 0,25%. Dans un commentaire, la Banque cantonale de Zurich affirme que l’action reste chère.

Pour 2019, le ratio combiné devrait se situer dans la fourchette basse des prévisions de 90-95%, précise le communiqué.

En deuxième partie d’année, la reprise de la société belge Fidea permettra d’augmenter les volumes de 350 millions de francs, dont 250 millions dans l’assurance dommages.

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