Deutsche Börse lance le Dax 50 ESG

AWP

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L’économie réelle «se transforme» vers un monde plus durable et «il est de la responsabilité du secteur financier de la financer», indique la responsable du développement durable Kristina Jeromin.

L’opérateur boursier allemand Deutsche Börse a lancé mardi le dernier né de la famille Dax, l’indice Dax 50 ESG des grandes valeurs de la cote satisfaisant à des critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance, espérant en faire un outil de référence pour les investisseurs.

L’économie réelle «se transforme» vers un monde plus durable et «il est de la responsabilité du secteur financier de la financer», l’indice Dax 50 ESG représentant «une base importante pour cela», explique Kristina Jeromin, responsable du développement durable chez Deutsche Börse.

«Nous sommes convaincus que le Dax 50 ESG deviendra la norme pour les investissements ESG en Allemagne», renchérit Stephan Flägel, responsable des indices chez Qontigo, une filiale de Deutsche Börse.

Des critères d’exclusion de l’indice ont été fixés pour qui ne respecte pas les principes du Pacte mondial des Nations Unies en termes de normes sociales et environnementales, produit des armes controversées, développe des activités liées au tabac, au charbon et à l’atome ou encore signe des contrats militaires.

Deux autres critères reposent sur la capitalisation boursière et les volumes d’échanges, aussi le nouvel indice n’est-il composé qu’à partir de 89 valeurs à Francfort, dont les 30 du Dax, la crème de la cote allemande, celles du MDax des valeurs moyennes et du TecDax dans les technologies.

Ne figurent pas à ce jour dans l’indice plusieurs fleurons du Dax, dont le constructeur Volkswagen, englué des années durant dans le scandale des moteurs diesels truqués. Le groupe ne respecte pas encore l’ensemble des critères défini par le pacte de l’ONU, a expliqué M. Flägel devant la presse.

Ses rivaux Daimler, également impliqué dans le «Dieselgate», et BMW, figurent eux dans l’indice.

Les énergéticiens Eon, pour son engagement dans l’atome, et RWE, qui exploite des centrales au charbon, sont absents de la liste.

Le fabricants d’éléments de moteurs d’avions MTU, qui signe des contrats militaires, n’y figure pas non plus.

En revanche le géant de la chimie Bayer, condamné aux Etats-Unis à cause du désherbant controversé Round up de sa filiale Monsanto, figure en bonne place dans l’indice.

La composition de l’indice sera revue chaque trimestre, précise Deutsche Börse.

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