Hausse temporaire du chiffre d'affaires dans la construction

AWP

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Les chiffres d’affaires du secteur principal de la construction ont augmenté au premier trimestre de 5,1% sur un an, à près de 4,2 milliards de francs, une hausse jugée temporaire par la SSE.

Les chiffres d’affaires du secteur principal de la construction ont augmenté au premier trimestre de 5,1% sur un an, à près de 4,2 milliards de francs, une hausse jugée temporaire par la SSE. Mis à part une courte phase de très grand froid à fin février et début mars, l’hiver n’a pas restreint de manière excessive l’activité de construction.

Après le bon exercice 2017, lors duquel le chiffre d’affaires du secteur avait enregistré une hausse de 4,1% à 20,8 milliards de francs, de nombreux facteurs indiquent une consolidation de l’activité à un niveau élevé pour l’année en cours, relève mercredi la Société Suisse des Entrepreneurs (SSE) en publiant son enquête trimestrielle.

A fin mars, les commandes (-2,2% à 4,9 milliards de francs) et les réserves de travail (+1,1% à 13 milliards) avoisinaient le niveau de l’année précédente, observe l’association faîtière de la construction. La tendance est similaire pour les projets (+2,6% à près de 4,8 milliards), c’est-à-dire pour les chiffres d’affaires pronostiqués lors du second trimestre.

Par secteurs, les recettes de la construction (+3,6% à 2,1 milliards de francs) ont moins progressé que celles du génie civil (+6,7% à plus de 2 milliards). Quant aux entrées de commande, elles ont reculé de 4% dans le bâtiment (+ 2,6 milliards) , mais sont restées stables (à 2,3 milliards) dans le génie civil.

L’augmentation du chiffre d’affaires relevée au premier trimestre ne devrait ainsi «avoir été que temporaire», estime la SSE. Pour 2018, elle table sur un volume de construction constant, voire en légère baisse.

Sur le marché du logement, les unités vacantes sont en hausse: le niveau de 50’000 nouveaux logements construits par an au cours des dernières années est supérieur à ce que le marché est en mesure d’absorber. L’activité diminuera tôt ou tard, mais plus la correction se fera attendre, plus elle sera importante, avertit la SSE.

A court terme, les faibles rendements sur les marchés financiers stimulent toutefois la construction de logements locatifs, les immeubles restant «toujours une alternative attrayante aux obligations et aux actions».

A fin mars, les effectifs dans le domaine de la construction avait reculé de 4,7% sur un an, employant encore 74’290 personnes.

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