Le baril de Brent franchit les 90 dollars avec le regain des inquiétudes géopolitiques

AWP

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Le prix du baril londonien termine sur un gain de 1,45% à 90,65 dollars et celui du WTI finit sur une montée de 1,35% à 86,59 dollars.

Les cours du pétrole prix du pétrole se sont brusquement enflammés en deuxième partie de séance jeudi, atteignant un plus haut depuis octobre, rendus nerveux par un regain des tensions géopolitiques.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, qui avait démarré légèrement dans le rouge, s’est envolé en fin de séance de 1,45% à 90,65 dollars, un sommet depuis fin octobre.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en mai, a gagné 1,35% à 86,59 dollars.

«Le marché est vraiment très nerveux et essaye de savoir s’il va y avoir une réponse iranienne aux attaques d’Israël» contre un bâtiment diplomatique iranien en Syrie mercredi, a commenté John Kilduff d’Again Capital.

Pour Phil Flynn, de Price Futures Group également, «les tensions géopolitiques sont montées d’un cran» affectant le marché pétrolier mais aussi les actions et les valeurs refuge comme l’or.

D’abord, le président Joe Biden a pour la première fois infléchi jeudi sa ligne de soutien inconditionnel à Israël.

Le président américain a évoqué la possibilité de conditionner l’aide américaine à Israël à des mesures «tangibles» de la part du gouvernement de Benjamin Netanyahu pour répondre à la catastrophe humanitaire en cours à Gaza.

La Maison Blanche a aussi reconnu «un mécontentement croissant» avec le premier ministre israélien, après un appel téléphonique de 30 minutes entre Joe Biden et Benjamin Netanyahu.

Des analystes citaient par ailleurs des informations de presse rapportant que la CIA aurait averti Israël d’une attaque par l’Iran dans les 48 heures.

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, avait quant à lui déclaré mercredi qu’Israël serait «giflé» après les frappes aériennes qui lui sont imputées sur l’annexe

Tout cela «a fait grimper le marché, les investisseurs ayant la phobie du risque», a affirmé Phil Flynn de Price Futures Group.

«Ils ont acheté de l’or» --qui est monté à un record au-dessus des 2.300 dollars l’once--, «ils ont vendu des actions», --Wall Street ayant sévèrement piqué du nez à partir de 14H00 locales--, et «le marché pétrolier est remonté», a résumé Phil Flynn.

«Le marché est sur les dents», reconnaissait encore l’analyste, soulignant toutefois que ce genre de réaction épidermique s’était révélée «de courte durée dans le passé».

Le spécialiste de Price Futures Group rappelait que les investisseurs attendent le rapport officiel sur l’emploi aux Etats-Unis vendredi, un élément clé pour l’évolution de la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) et la trajectoire des actifs sur le marché.

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