Allianz confiant pour l’année après un premier trimestre en hausse

AWP

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«Allianz a obtenu de très bons résultats au premier trimestre et est en passe d’atteindre ses objectifs pour 2019, malgré l’instabilité économique et politique», a souligné Oliver Bäte, le PDG du groupe.

Le numéro un européen de l’assurance Allianz a publié mardi un bénéfice au premier trimestre en légère hausse annuelle, tandis que le crash en mars d’un Boeing 737 MAX en Ethiopie risque de lui coûter cher.

Sur les trois premiers mois de l’année, le bénéfice net part du groupe a augmenté de 1,6% à 1,97 milliard d’euros et le chiffre d’affaires de 9,1% à 40,3 milliards d’euros, surtout tiré par la branche vie/santé, dont les ventes, portées à 19,3 milliards d’euros, talonnent la branche phare dans les dommages, à 19,5 milliards d’euros.

Le résultat opérationnel frise lui la barre des 3 milliards d’euros, à 2,96 milliards d’euros, grâce à une hausse de 14% dans la branche dommages.

Deux désastres causés par l’homme ont pesé, avec l’accident d’un Boeing 737 Max en Ethiopie et la rupture d’un barrage dans une mine de fer au Brésil, faisant chacun des centaines de victimes et coûté chacun 50 millions d’euros de remboursements à fin mars.

L’addition pourrait encore s’alourdir dans le dossier Boeing, selon le directeur financier Giulio Terzariol, lors d’une conférence téléphonique.

Outre l’appareil lui-même et des actions en dommages-intérêts contre Boeing et la compagnie Ethiopian Airlines, l’assureur pourrait également devoir couvrir la garantie produit de l’avionneur américain. Cependant, l’exposition maximum sera de 150 millions d’euros compte tenu de contrats de réassurance, a ajouté le financier.

Les débours liés aux catastrophes naturelles sont eux en net recul sur un an, à 141 millions d’euros, soit 170 millions de moins qu’à trimestre comparable l’an dernier, marqué par la tempête Frederike début 2018.

Cette branche a ainsi amélioré son ratio combiné de 1,1 point, un indicateur clé qui rapporte le montant des primes encaissées aux remboursements effectués, pour le ramener à 93,7%, en dessous de la valeur de 94% ciblée sur l’année.

Le seuil de 100% est celui à partir duquel un assureur commence à perdre de l’argent.

Dans la gestion d’actifs, le résultat opérationnel a reculé de près de 4%, du fait d’investissements pour soutenir la croissance. Les fonds gérés pour compte d’autrui ont eux atteint la valeur record de 1.548 milliards d’euros, grâce à un afflux d’épargne au sein de la filiale américaine Pimco.

Ces résultats sont dans l’ensemble meilleurs que ceux sur lesquels tablaient les analystes interrogés par le prestataire de services financiers Factset.

«Allianz a obtenu de très bons résultats au premier trimestre et est en passe d’atteindre ses objectifs pour 2019» et ce «malgré l’instabilité économique et politique», a souligné Oliver Bäte, le PDG du groupe, cité dans un communiqué.

L’assureur vise sur l’année un bénéfice opérationnel de 11,5 milliards d’euros, avec une marge à la hausse ou à la baisse de 500 millions en fonction des événements, crises ou catastrophes naturelles.

En Bourse, Allianz montait d’1,13% à 199,12 euros à 10H15 GMT, aidé par une note de LBBW qui a recommandé de conserver le titre.