Pétrole: le baril de Brent atteint brièvement les 115 dollars

AWP/AFP

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Vers 14h, le cours du brut coté à Londres grimpe de 1,13% à 114,43 dollars, après avoir touché peu de temps auparavant 115 dollars pour la première fois depuis début mai. Le WTI a plus de 100 dollars.

Les cours du pétrole grimpaient vendredi, le baril de Brent touchant brièvement les 115 dollars. L’inquiétude autour des attaques répétées des Houthis du Yémen en Arabie saoudite et d’une possible nouvelle escalade entre Washington et Téhéran se faisait plus vive.

Vers 14h00, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, prenait 1,13% à 114,43 dollars. Peu de temps avant, il avait touché 115 dollars pour la première fois depuis début mai, en plein coeur de la paralysie du détroit d’Ormuz.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,53% à 100,99 dollars.

«Des informations indiquent que le président Trump envisage de nouvelles frappes contre l’Iran, tandis que les Etats-Unis renforcent leur présence militaire dans la région», soulignent les analystes d’ING. Selon eux, ces évolutions remettent en cause la possibilité d’une désescalade et d’une normalisation des flux même après les élections législatives de mi-mandat prévues le 3 novembre aux Etats-Unis.

«L’Iran fait tout son possible pour faire grimper le prix du pétrole avant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis», a affirmé jeudi le président américain sur son réseau Truth Social. La question est brûlante pour le camp républicain avant l’échéance du 3 novembre, alors que Donald Trump avait promis de faire baisser les prix de l’énergie.

Autre facteur haussier, ces dernières semaines, les attaques des Houthis contre des infrastructures civiles saoudiennes - notamment sites pétroliers et aéroports - ont atteint une ampleur inédite depuis le début du conflit au Yémen, en 2014. Avec les tensions dans le détroit d’Ormuz, la capacité de l’Arabie saoudite à exporter du brut par la mer Rouge, de l’autre côté de la péninsule arabique, est devenue essentielle sur le marché du pétrole.

«Une grande incertitude règne» concernant «le volume de pétrole physique actuellement disponible sur le marché», affirme Barbara Lambrecht, analyste chez Commerzbank. Selon la plateforme Kpler, les volumes de barils exportés par les pays du Golfe sont revenus au-delà de leurs niveaux d’avant-guerre lors de la semaine achevée le 18 octobre.

Mais «le marché est de plus en plus préoccupé par la possibilité que de nouvelles attaques endommagent les infrastructures de production, de transformation ou d’exportation, provoquant des perturbations difficiles à résoudre», explique Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Par ailleurs, la référence du gaz européen, le contrat à terme du TTF néerlandais, s’affichait à ses plus hauts niveaux depuis 2022, et montait vers 14h00 de 3,22% à 92,94 euros le mégawattheure. «En plus de livraisons de gaz naturel liquéfié qui restent faibles en provenance du Golfe et de la récente attaque contre un méthanier au large des côtes du Yémen, les faibles niveaux de stockage de gaz (en Europe, ndlr) accentuent la pression à la hausse sur les prix», précise Mme Lambrecht.

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