Le pétrole hésite entre reprise des exportations et poursuite des attaques au Moyen-Orient

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Vers 16h, le Brent affiche un reflux de 0,10%, à 108,68 dollars, et le WTI une perte de 0,22%, à 97,60 dollars.

Les cours du pétrole hésitent mercredi, la remontée des exportations en provenance du Moyen-Orient contribuant à freiner les cours, qui avaient pourtant ouvert la séance en hausse en raison de nouvelles attaques dans la région.

Vers 14h00 GMT (16h00 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, lâchait à peine 0,10%, à 108,68 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, perdait 0,22%, à 97,60 dollars.

Selon les données de la plateforme Kpler, les exportations totales, incluant les itinéraires alternatifs contournant Ormuz, ont dépassé 24 millions de barils par jour au cours de la semaine se terminant le 18 octobre, contre 23,3 millions de barils par jour avant la guerre.

«Les exportations de brut se maintiennent à des niveaux proches de la normale grâce au blocus américain et au système de navettes, mais le volume quittant la région est désormais en baisse par rapport au pic de fin septembre», font remarquer les analystes de Deutsche Bank.

Les attaques se poursuivent également sur l’Arabie saoudite, qui subit depuis plusieurs semaines des tirs quasi quotidiens sur ses aéroports et ses infrastructures pétrolières par les Houthis du Yémen. Le royaume a dit mercredi avoir intercepté cinq drones lancés en sa direction.

Les Houthis pro-iraniens, qui ont repris cet été les combats contre la coalition menée par Riyad, ont aussi affirmé mercredi avoir visé une position saoudienne à Aden, située aux abords de l’aéroport.

Le détroit d’Ormuz, qui demeure au coeur des tensions entre l’Iran et les Etats-Unis depuis le début du conflit, reste aussi la cible de nombreuses attaques.

Un pétrolier a été frappé par «plusieurs projectiles» au large du Qatar, selon l’agence maritime britannique UKMTO.

Malgré le regain des exportations depuis le Moyen-Orient, à cause du risque dans la région, «des taux de fret et des primes d’assurance exceptionnellement élevés rendent le transport du pétrole coûteux», explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.

Une trop grande disponibilité du brut pourrait en outre «encourager l’Iran à intensifier davantage l’escalade, potentiellement avec le soutien des Houthis et des groupes pro-iraniens en Irak, comme on l’a vu lorsque l’oléoduc saoudien vers Yanbu a été bombardé», souligne l’analyste.

L’Iran compte en effet sur la hausse des prix du pétrole pour faire pression sur les Etats-Unis, où les élections législatives de mi-mandat auront lieu le 3 novembre.

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