Pétrole: le WTI bondit grâce à une demande robuste pour le brut américain

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Le baril américain clôture sur une grimpée de 3,03% à 97,97 dollars, tandis que le Brent fléchit de 0,13% à 105,92 dollars.

Les cours du pétrole ont clôturé en ordre dispersé jeudi, le baril de WTI - référence aux Etats-Unis - grimpant avec les nombreux achats de brut américain, dans un contexte de tensions persistantes au Moyen-Orient.

«Les données ont confirmé une forte baisse des stocks de brut» la semaine dernière aux Etats-Unis, «signe d’une demande actuellement soutenue pour le pétrole américain», commente auprès de l’AFP John Kilduff, analyste d’Again Capital.

Les stocks commerciaux ont dégringolé de 8,6 millions de barils lors de la période de sept jours achevée le 9 octobre, d’après les chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) publiés jeudi.

Le marché tablait au contraire sur une légère hausse, d’environ 150’000 barils, selon la médiane d’un consensus de l’agence Bloomberg.

«Les exportations américaines de pétrole brut restent robustes», note M. Kilduff, autour de 4,57 millions de barils par jour.

Et «les raffineries continuent de fonctionner à un rythme très soutenu pour cette période de l’année, alors qu’elles sont habituellement en période d’entretien», ajoute l’expert.

Résultat, le baril américain de West Texas Intermediate (WTI) a gagné 3,03% jeudi à 97,97 dollars, tandis que le Brent de la mer du Nord a perdu 0,13% à 105,92 dollars.

Les deux références pour le marché pétrolier sont cotées via des contrats à terme et l’écart des échéances «influence fortement l’évolution de leurs prix respectifs», souligne John Kilduff.

Le contrat de Brent le plus négocié porte actuellement sur une livraison en décembre, contre novembre pour le WTI.

Le brut américain est donc plus sensible aux risques immédiats, notamment géopolitiques, puisque son échéance est plus proche.

«Les récentes attaques menées par les Iraniens contre des navires transitant» par le détroit d’Ormuz «rendent le marché à nouveau très nerveux», estime John Kilduff.

Au moins dix navires ont été attaqués dans le détroit d’Ormuz ou à proximité depuis dimanche, des chiffres en forte augmentation depuis le début de la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran, selon les données de sécurité publiées mercredi.

L’Arabie saoudite continue également d’être la cible d’attaques des Houthis du Yémen, notamment sur ses infrastructures énergétiques.

Les combattants yéménites ont visé à plusieurs reprises des installations du géant pétrolier saoudien Aramco. Mercredi, les autorités saoudiennes ont fait état d’une frappe contre un bâtiment de la compagnie à Dhahran (est) : une tour du siège a été touchée, selon des employés.

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