Le principal enseignement de l’équipe Fixed Income est que le niveau actuel des taux permet à nouveau de générer une part plus importante du rendement des portefeuilles grâce aux revenus courants. En parallèle, les cycles économiques et monétaires divergent entre les grandes économies. Il est donc essentiel d’examiner attentivement les caractéristiques de chaque placement: des rendements similaires peuvent recouvrir des niveaux de risque très différents.
Les obligations jouent toutefois moins efficacement qu’auparavant leur rôle de couverture face aux actions, les deux classes d’actifs évoluant plus souvent dans le même sens. Cette corrélation réduit l’attrait des obligations à longue échéance.
Voici l’analyse de l’équipe Fixed Income pour les principaux marchés:
- États-Unis - Un portefeuille largement diversifié peut actuellement offrir un rendement supérieur à 7%, avec une duration inférieure à trois ans et une notation moyenne de A-. Dans l’ensemble, l’économie américaine a fait preuve de résilience. Certains secteurs restent toutefois bien plus sensibles que d’autres au niveau élevé des taux, tandis que la croissance repose de plus en plus sur un nombre limité de secteurs et de facteurs.
- Europe - Depuis l’escalade du conflit au Moyen-Orient, les rendements des emprunts d’État allemands ont augmenté de près de 100 points de base. Dans un contexte de resserrement des spreads et de valorisations de plus en plus dispersées, la sélection des titres et les stratégies de valeur relative prennent davantage d’importance.
- Marchés émergents - Les obligations des marchés émergents offrent un rendement proche de 7%. En 2026, pour la quatrième année consécutive, les relèvements de notes souveraines sont plus nombreux que les dégradations. Les spreads se situant déjà dans la moitié basse de leur fourchette sur cinq ans, l’équipe s’attend à ce que les rendements proviennent principalement des revenus courants et de la sélection des pays.
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