Marchés en Asie: repli généralisé dans le sillage de Wall Street

AWP

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Vers 05h30 (heure suisse), le Nikkei de la Bourse de Tokyo abandonnait 0,95% à 69’373,38 points, le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong 0,53% à 24’003,17 points, et le Taiex à Taipei 0,63% à 49’490,32 points.

Les Bourses asiatiques ont emboîté le pas à Wall Street et reculé jeudi dans les premiers échanges, en raison d’inquiétudes concernant le haut niveau des coûts d’emprunt, alors que les cours du pétrole sont repartis en forte hausse, après avoir fait le yo-yo.

Vers 05h30 (heure suisse), l’indice de référence Nikkei de la Bourse de Tokyo abandonnait 0,95% à 69’373,38 points, le Hang Seng de la Bourse de Hong Kong 0,53% à 24’003,17 points, et le Taiex à Taipei 0,63% à 49’490,32 points.

A la Bourse de Séoul, l’indice Kospi décrochait de 1,22% à 6721,16 points, accueillant avec peu d’enthousiasme les prévisions pourtant vertigineuses de Samsung sur son bénéfice d’exploitation au troisième trimestre, qu’elle estime en hausse de plus de 780% sur un an.

La Bourse de Shanghai, qui a repris les échanges après une semaine fériée en raison des célébrations de la fête nationale chinoise, affichait elle aussi peu d’optimisme (-0,19%).

Les craintes inflationnistes, alimentées par des prix du pétrole toujours hauts, font grimper les taux d’intérêt. La perspective d’un resserrement monétaire par la Réserve fédérale américaine (Fed) joue aussi et les investisseurs demandent une prime plus élevée pour maintenir leurs marges.

Ces derniers se préparent à la saison des résultats : les entreprises de la tech sont sous le feu des projecteurs, alors que des questions se posent sur leur rentabilité et leurs valorisations élevées à la lumière des sommes colossales qu’elles ont injectées dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

«Les bénéfices bruts peuvent encore être très solides. Mais avec des attentes élevées, des valorisations exigeantes et des rendements des bons du Trésor proches de leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs décennies, le niveau d’exigence pour les investissements s’est accru», prévient Charu Chanana de Saxo Markets.

Le brut rattrapé par la réalité géopolitique

Les promesses des membres de l’Agence internationale de l’Energie (AIE) de «libérer davantage» de réserves stratégiques de pétrole et de gazole n’ont pas suffi à contenir le rebond des cours sur la séance asiatique jeudi, tandis que l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a fait état d’un pétrolier touché par de multiples projectiles au large du Qatar, mercredi soir.

Vers 05h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre progressait de 2,16% à 102,36 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, était en hausse de 1,87% à 89,93 dollars.

En visite officielle à Athènes, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a affirmé mercredi que «l’Iran avait perdu le contrôle intégral» du détroit d’Ormuz et que presque autant de pétrole qu’avant la guerre était désormais exporté en provenance du Moyen-Orient.

Les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont de leur côté affirmé jeudi avoir visé une nouvelle fois l’aéroport de Ryad.

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