Le yen monte avec la perspective d’un soutien sino-américain

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Vers 11h20, la devise nippone prend 0,58% face au billet vert à 157,94 yens pour un dollar.

Le yen profite vendredi des déclarations de la ministre des Finances Satsuki Katayama indiquant que Washington tient toujours à soutenir la devise japonaise, tandis que le dollar se replie de concert avec les prix du pétrole.

Mme Katayama a déclaré aux journalistes que le président américain Donald Trump avait exprimé des inquiétudes concernant la faiblesse du yen lors d’une réunion bilatérale avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi cette semaine.

Ce commentaire «souligne clairement les efforts continus de Tokyo pour présenter la lutte contre l’affaiblissement du yen comme une stratégie conjointe qui se poursuit», indique Derek Halpenny, de MUFG.

De quoi «renforcer la possibilité que de nouvelles interventions (sur le marché des changes, ndlr) puissent à nouveau inclure les Etats-Unis» selon l’analyste.

Tokyo et Washington étaient déjà intervenus conjointement fin juillet pour soutenir la devise japonaise qui évoluait alors à son plus bas en quatre décennies face au dollar.

Début septembre, le yen s’était de nouveau brusquement envolé, suscitant des soupçons d’intervention. Il est depuis retombé, en particulier après le dernier relèvement de taux de la Banque du Japon (BoJ) vendredi, qui a suivi celui de la Réserve fédérale (Fed) mercredi.

Le marché s’attendait à ce que les responsables monétaires japonais adoptent un ton plus ferme, et ouvrent clairement la voie à de nouvelles hausses de taux.

Vers 09H20 GMT (11H20 heure de Paris), la devise nippone prenait 0,58% face au billet vert à 157,94 yens pour un dollar.

Dans le même temps, le billet vert lâchait 0,10% face à la monnaie unique européenne, à 1,1392 dollar pour un euro.

Le dollar subit vendredi la baisse des rendements obligataires américains, «en corrélation très étroite» avec celle des cours du pétrole selon M. Halpenny de MUFG, à la faveur d’une reprise des échanges sur une réouverture progressive du détroit d’Ormuz.

L’Iran a en effet soumis une proposition aux Etats-Unis pour rouvrir sous sept jours ce passage maritime stratégique, au coeur de la guerre entre les deux pays, a déclaré son chef de la diplomatie Abbas Araghchi à plusieurs médias étrangers.

Mais le repli de l’or noir reste «relativement modeste compte tenu de l’optimisme croissant» autour d’un accord, selon Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

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