La Banque de France prévoit désormais une croissance du PIB de la France de 0,4% en 2026, révisée à la baisse de 0,1 point par rapport aux précédentes projections, mais juge l’activité française «résiliente» face aux «vents contraires».
«La croissance 2026 sera relativement modeste (...), mais ce n’est sûrement pas une année de décrochage de l’économie française», a affirmé mardi Xavier Debrun, chef économiste de la Banque de France, dont l’analyse tranche avec celle de l’Insee, qui pointait jeudi une économie tricolore qui «décroche»
Cette légère révision à la baisse tient d’abord à une croissance plus faible au premier trimestre que celle qui avait été initialement publiée, indique la Banque de France dans son rapport.
Pèsent également sur l’activité «la faible progression de la consommation des ménages», un investissement privé «moins dynamique» et une faible contribution du commerce extérieur.
Enfin, pour la Banque de France, les sécheresses et canicules de l’été ont eu, «pour le moment», un impact de 0,05 point de pourcentage sur la croissance, a indiqué mardi Xavier Debrun.
«Et globalement, sur l’année, on s’attendrait à ce que ces épisodes caniculaires impactent la croissance à hauteur de 0,1 point de pourcentage», a poursuivi l’économiste.
Néanmoins, Xavier Debrun a tenu à souligner que l’économie française faisait selon lui «preuve de résilience».
«Je ne suis pas aujourd’hui en train de vous décrire une économie naufragée, ni au bord de la catastrophe, c’est plutôt une économie qui résiste, même s’il y a certains vents contraires spécifiques» à la France, a insisté le chef économiste.
Jeudi, dans ses prévisions de croissance, l’Insee indiquait que l’économie française allait «à rebours de ses voisins» et avait «décroché» ces derniers mois par rapport au reste de l’Europe.
Pour les mois à venir, la Banque de France attend toujours un «rebond» de la croissance en 2027, à 0,9%, une prévision inchangée par rapport aux projections publiées en juin, avant 1,2% en 2028.
Ce rebond devrait être porté par les «deux moteurs» de la croissance française, la consommation et le commerce extérieur, attendus de retour à l’horizon 2027 par la Banque de France, à la faveur notamment d’un repli de l’inflation.