À sept mois de la présidentielle française de 2027, les obligations d’État françaises sont sous pression. La hausse du pétrole et l’anticipation d’un durcissement de la politique de la banque centrale tirent les rendements souverains mondiaux vers le haut, tandis que l’écart de taux à 10 ans entre la France et l’Allemagne tend aussi à s’élargir. Dans une Assemblée nationale très divisée, les négociations budgétaires attendues fin septembre rendent peu probable l’adoption de mesures fortes sur la trajectoire de la dette avant l’élection. Le principal risque pour le marché obligataire reste l’incapacité du/de la prochain(e) Président(e) à obtenir une majorité stable, ce qui limiterait l’assainissement des finances publiques et les réformes. Même si les spreads demeurent bien en deçà des pics de 2011, la volatilité ne devrait pas diminuer de sitôt.


