Croissance suisse: l’OCDE plus optimiste que BAK Economics

AWP

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L’Organisation relève sa prévision de progression annuelle du PIB à 2%, quasiment le double qu’anticipé précédemment. Elle revoit toutefois en légère baisse son estimation d’inflation, à 0,6%.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a fortement revu à la hausse mardi ses perspectives de croissance pour la Suisse, tout en rabotant légèrement celles d’inflation. L’institution appelle la Confédération à se réformer pour rester compétitive au niveau international.

Pour cette année, les économistes de l’OCDE tablent sur un produit intérieur brut (PIB), non ajusté des événements sportifs, en hausse de 2%, quasiment le double des 1,1% précédemment anticipés. En 2027, la croissance helvétique devrait encore accélérer de 1,4%, contre +1,5% initialement attendu, ont-ils indiqué dans leur rapport sur le pays. L’institut BAK Economics a publié ce matin une prévision de croissance à 1,8% en 2026, contre 0,8% attendu précédemment.

La demande intérieure devrait être le moteur de la conjoncture suisse, alors que les prix élevés de l’énergie et les tensions géopolitique pèsent sur la demande mondiale.

L’inflation doit évoluer en moyenne annuelle à 0,6% sur les deux années, contre 0,7% précédemment attendu. La force du franc et une économie moins vorace en énergie limitent en effet l’accélération des prix, ont détaillé les experts.

Selon ces derniers, «les nouveaux droits de douane sur les exportations suisses et les graves perturbations commerciales ont mis à rude épreuve les entreprises et les secteurs tournés vers l’exportation et les risques liés aux principaux marchés étrangers persistent».

Nouveaux débouchés

La Suisse a ainsi besoin d’améliorer sa productivité globale, en renforçant la concurrence, notamment dans le domaine de l’électricité, et en réduisant la charge administrative ainsi que le manque de main d’oeuvre qualifiée.

Face aux droits de douane imposés par Washington, la Suisse doit également développer ses liens avec ses partenaires commerciaux existants et chercher de nouveaux débouchés.

L’OCDE estime par ailleurs que «des réformes seront nécessaires pour que la Suisse reste l’une des économies les plus compétitives et les plus innovantes au monde». L’un des principaux enjeux pour la Confédération est de «stabiliser» et de «renforcer» ses liens avec ses voisins, tout en préservant l’accès au marché unique européen.

Les enjeux de la place bancaire suisse n’ont également pas échappé à l’organisation internationale, en plein bras de fer entre Berne et UBS sur le relèvement des fonds propres. «Des décisions importantes concernant les règles en matière de fonds propres, la réglementation bancaire, la surveillance et la gestion des crises vont être prises afin de renforcer la stabilité du secteur bancaire sans nuire à l’attractivité de la Suisse en tant que grande place financière internationale.»

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