Marchés en Asie: le pétrole approche 100 dollars après des frappes

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Vers 06h30 GMT, le Brent gagnait 1,55% à 99,45 dollars après avoir brièvement touché 99,68 dollars, se rapprochant de la barre des 100 dollars qu’il avait pour la dernière fois atteinte le 24 juillet.

Le baril de pétrole s’approche mercredi des 100 dollars après des échanges de frappes au Moyen-Orient où les Etats-Unis ont attaqué des pétroliers iraniens, tandis que le yen continue de s’apprécier et que les Bourses d’Asie ont grimpé légèrement.

Vers 06h30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en novembre, gagnait 1,55% à 99,45 dollars après avoir brièvement touché 99,68 dollars, se rapprochant de la barre des 100 dollars qu’il avait pour la dernière fois atteinte le 24 juillet.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en octobre, s’échangeait en hausse de 1,45% à 94,38 dollars.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l’Iran, ont dit mercredi avoir attaqué une base militaire des Etats-Unis en Jordanie, mais aussi avoir ciblé deux bateaux américains, huit pétroliers et dix autres navires, en réponse à des frappes américaines.

Mardi, l’armée américaine avait ainsi annoncé avoir détruit cinq pétroliers dans la région du Golfe.

Par ailleurs, «la dynamique des stocks reste orientée à la baisse, ce qui indique que le marché demeure sous-approvisionné (...) Ce ne sont pas seulement les exportations du Moyen-Orient qui ont fléchi, celles en provenance de Russie, du Mexique, de la mer du Nord et du Brésil ont également nettement reculé», rappelle Giovanni Staunovo, stratégiste d’UBS.

Les frappes récentes et «les menaces proférées par des responsables iraniens suggèrent que les risques pour les prix du pétrole resteront orientés à la hausse dans l’immédiat», insiste-t-il.

«Les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient ont été directement visées lors de la récente escalade du conflit», complète Kathleen Brooks, de XTB.

Or, «ce seuil des 100 dollars (le baril) revêt une importance psychologique majeure pour les marchés: si les cours venaient à le franchir, de nombreuses banques centrales n’auraient d’autre choix que de relever leurs taux», au risque d’»alourdir les coûts pour les entreprises comme pour les consommateurs» et de peser sur l’économie, note-t-elle.

Bourses contrastées

A la Bourse de Tokyo, l’indice phare Nikkei a clôturé en repli de 0,19% à 65’142,78 points. A Séoul, l’indice Kospi a en revanche pris 1,40% et la Bourse de Taipei a grimpé de 0,16%.

Si le regain de tensions géopolitiques et le renchérissement du pétrole refroidissait l’atmosphère en Asie, la Bourse de Séoul est restée portée par les deux géants sud-coréens des puces mémoires SK hynix et Samsung Electonics, à la suite d’une bonne performance du secteur la veille à Wall Street.

A l’inverse, l’indice hongkongais Hang Seng cédait 0,28% vers 06h30 GMT.

Yen toujours solide, la BoJ scrutée

La monnaie japonaise renforce ses gains face au dollar, soutenue par les anticipations de resserrement monétaire de la part de la Banque du Japon (Boj), laquelle se réunit la semaine prochaine.

Vers 06h30 GMT, la devise s’appréciait de 0,42% à 153,33 yens pour un dollar.

«Les données macroéconomiques japonaises sont quelque peu contrastées», mais «dans l’ensemble, ces chiffres ne semblent pas avoir modifié les anticipations concernant une hausse des taux de la BoJ en septembre», explique Michael Wan, de la banque MUFJ.

«Les marchés intègrent déjà quasi totalement un relèvement de 25 points de base, et l’attention devrait désormais se porter sur la communication de la Banque quant à la trajectoire des taux à long terme», insiste-t-il.

Parallèlement, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a mis au défi les investisseurs et le marché de contrer ses efforts visant à renforcer le yen, affichant sa confiance dans cette dynamique d’appréciation de la monnaie.

L’or tente de rebondir

L’or tente mercredi de se ressaisir après avoir décroché ces dernières séances. Vers 06h30 GMT, il gagnait 1,04% à 4401 dollars l’once.

Le cours avait reculé en début de semaine face aux anticipations d’une hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed), mais «les tensions au Moyen-Orient restent au centre de l’attention en raison des événements dans le détroit d’Ormuz, offrant un soutien lié au statut de valeur refuge de l’or», de même que l’appétit constant des banques centrales pour le métal jaune, jugent les experts de Standard Chartered.

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