Les places asiatiques évoluent en hausse vendredi, comme Wall Street la veille, après qu’un responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) a tempéré la perspective d’une hausse des taux.
Les marchés soulagés concernant les taux américains
Vers 03H30 GMT, le Hang Seng hongkongais grimpait de 2,10% à 25’742,50 points, tandis que la place de Séoul gagnait 1,31% à 6665,97 points.
A Tokyo, le Nikkei prenait 0,86% à 64’769,74 points, quand l’indice composite de la Bourse de Shanghai progressait de 0,32%, à 3954,53 points.
Jeudi, le gouverneur de la Fed Christopher Waller a offert un motif d’espoir aux marchés inquiets d’une hausse des taux lors de la prochaine réunion de l’institution mi-septembre.
«Si nous continuons à progresser vers notre objectif de 2% (d’inflation aux Etats-Unis, ndlr), je serai alors enclin à soutenir le maintien des taux directeurs à leur niveau actuel», a-t-il déclaré lors d’un événement organisé par Reuters.
Bien qu’il ait ajouté être prêt à voter pour une hausse des taux si l’inflation accélère, ses propos ont été perçus comme relançant le débat sur le futur de la politique monétaire américaine, alors que les investisseurs s’attendaient majoritairement à un tour de vis.
L’indice des prix à la consommation américain doit être rendu public le 11 septembre. Le taux de chômage en août doit, lui, être connu vendredi.
Christopher Waller «est à l’origine du rebond du marché» boursier, avait avancé jeudi Jose Torres, analyste d’Interactive Brokers, alors que New York clôturait en hausse (+1,18% pour le Dow Jones).
De quoi diminuer quelque peu la pression sur fond de tensions sur le marché obligataire, alimentées par la reprise des hostilités au Moyen-Orient.
Le prix du pétrole victime des dernières attaques au Moyen-Orient
Jeudi, l’Iran a de nouveau visé des cibles militaires américaines dans le Golfe, plus de six mois après le début du conflit avec les Etats-Unis et Israël, sans issue diplomatique pour l’heure.
Au coeur du conflit: le détroit d’Ormuz entravé par l’Iran, les Etats-Unis appliquant en représailles un blocus naval sur les ports iraniens.
Vers 03H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre s’établissait en hausse de 0,37% à 95,87 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI) prenait 0,64% à 91,88 dollars le baril.
Le yen soumis aux spéculations
Dopé ces derniers jours par les paris sur un rehaussement des taux directeurs japonais en septembre mais aussi par les spéculations sur une nouvelle action de soutien de Tokyo, le yen perd du terrain vendredi face au dollar.
Vers 03H30 GMT, un dollar s’échangeait pour 156,33 yens, contre 155,74 yens jeudi.
En deux jours, le yen avait auparavant gagné près de 3% par rapport à la devise américaine.
«Le marché spécule sur une éventuelle intervention de la Banque centrale - qu’il s’agisse d’un contrôle des cours ou d’une intervention directe -, mais rien n’a été confirmé», relèvent les analystes de Scotiabank.
Le yen avait atteint cet été son plus faible niveau en quatre décennies, affaibli par la dépendance de l’archipel aux hydrocarbures importés du Moyen-Orient, dont le cours a flambé avec la guerre.
Mais les cambistes estiment aujourd’hui que la Banque du Japon (BoJ) pourrait chercher à lutter plus activement pour limiter la hausse des prix, ce qui soutient la devise nationale.
«Il semble que la BoJ va appuyer sur la gâchette et relever (les taux) en septembre» puis accélérer le rythme des hausses, estime Paresh Upadhyaya de Pioneer Investments.
De son côté, l’or a grimpé vendredi à 4472,46 dollars l’once, en hausse de 1,02%.