Le dollar imperturbable malgré les divergences entre Washington et Téhéran

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Vers 11H05 à Paris, le billet vert grignotait 0,06% face à la monnaie unique européenne, à 1,1536 dollar pour un euro, et 0,05% contre la devise japonaise, à 159,37 yens pour un dollar.

Le dollar stagne mardi, le marché des changes ne cédant pas à la panique et restant optimiste sur les négociations pour mettre fin à la guerre, malgré les conditions incompatibles formulées par l’Iran et les Etats-Unis.

«Les gros titres paraissent nettement plus dramatiques que ce que ressent actuellement le marché des changes», avance Stephen Innes, de SPI AM.

La volatilité pourrait augmenter «si le marché commençait réellement à craindre une rupture géopolitique plus large», mais l’analyste ne voit «pas vraiment cela pour l’instant».

Sur le papier, les exigences des deux belligérants semblent pourtant divergentes.

Le président Donald Trump a déclaré lundi que les Etats-Unis allaient réclamer des «compensations» pour des attaques menées par l’Iran depuis des décennies contre des adversaires à l’étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Cette demande est une réponse à l’exigence des autorités iraniennes qui conditionnent tout accord sur le détroit d’Ormuz au versement de réparations américaines.

Par ailleurs, le bilan de la saison de publication des résultats des entreprises américaines, qui touche à sa fin, s’annonce «résolument positif», ce qui rassure les investisseurs, précise Derek Halpenny, de MUFG.

«La résilience des marchés actions face aux incertitudes géopolitiques mondiales a contribué à maintenir une volatilité plus faible sur les marchés financiers», selon l’analyste.

Vers 09h05 GMT (11h05 à Paris), le billet vert grignotait 0,06% face à la monnaie unique européenne, à 1,1536 dollar pour un euro, et 0,05% contre la devise japonaise, à 159,37 yens pour un dollar.

Le yen a déjà rendu environ la moitié de ses gains générés par l’intervention conjointe de Washington et Tokyo fin juillet sur le marché des changes afin de soutenir la monnaie japonaise, qui était tombée à un plus bas en quatre décennies.

«L’élan d’intervention se dissipe» et «la devise japonaise n’apprécie guère la dynamique de hausse généralisée des rendements obligataires mondiaux», qui la rend moins attractive en comparaison, résume Neil Wilson, de Saxobank.

Aux Etats-Unis, l’indice des prix à la consommation (CPI) pour juillet publié mercredi sera suivi de celui des prix à la production (PPI) jeudi, tandis que la zone euro dévoilera vendredi son PIB au deuxième trimestre.

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