Le commerce de détail suisse dresse un bilan en demi-teinte du premier semestre 2026. Le chiffre d’affaires de la branche dans son ensemble a certes progressé, mais l’écart s’est creusé entre le commerce stationnaire et le commerce en ligne.
La Swiss Retail Federation prévoit une croissance nominale du chiffre d’affaires de l’ensemble de la branche de 1,2% par rapport à la même période de l’année précédente, rapporte jeudi dans un communiqué la faîtière, se basant sur une analyse des transactions par cartes de débit et de crédit.
Mais, alors que le commerce en ligne affiche une progression réjouissante de 3,0%, le commerce stationnaire n’avance que d’un modeste 1,0%, grâce essentiellement à l’alimentation. Soutenu par la croissance démographique, le secteur alimentaire devrait voir ses recettes augmenter de 3,8%.
En revanche, le secteur non alimentaire devrait accuser un recul de 3,3%. Les segments du textile et de la chaussure, de l’ameublement et des articles ménagers, du bricolage ainsi que des loisirs et des jouets sont particulièrement sous pression.
Le poids du tourisme d’achat
Entre janvier et juin, le tourisme d’achat est resté à un niveau très élevé, voire même en légère hausse. «Pour le commerce de détail en Suisse, en particulier le commerce stationnaire, cela se traduit par une pression concurrentielle et une contraction des marges continuelles», déplore Patrick Erny, directeur de Swiss Retail Federation, cité dans le communiqué.
En conséquence, la faîtière réclame notamment pour les magasins physiques une libéralisation des horaires le soir et le week-end, la suppression des contraintes réglementaires, telles les nouvelles déclarations de produits, et pas de hausse de la TVA.