Galenica a confirmé ses perspectives pour l’exercice 2026 au sortir d’un premier semestre pénalisé par des coûts liés à la fermeture de la division Bichsel. Son patron compte sur la diversification du groupe bernois pour croître.
L’abandon de la production pharmaceutique de la filiale Bichsel a pesé au premier semestre sur les résultats de Galenica. L’excédent d’exploitation (Ebit) s’est ainsi contracté de près d’un cinquième à 88,2 millions de francs et le bénéfice net de près d’un quart à 66,9 millions.
Le devis pour les frais de restructuration sur l’ensemble de l’année a toutefois été ramené à 30 millions, contre 35 à 40 millions précédemment, indique le grossiste en médicaments et exploitant de chaînes de pharmacies dans son rapport semestriel jeudi.
La direction reconduit sinon ses prévisions pour l’année en cours, comprenant une croissance des recettes de 5 à 7% assortie d’une progression de 6 à 8% de l’Ebit apuré de tout facteur jugé non récurrent. Les actionnaires peuvent compter sur un dividende au moins égal aux 2,50 francs par action octroyés à l’issue de l’exercice 2025.
La croissance sur les six premiers mois de l’année s’inscrit au-delà de la fourchette articulée, à 7,1% pour des recettes de 2,14 milliards. «Le développement de notre offre de service dans les pharmacies porte de plus en plus ses fruits, beaucoup de client y ont recours», a souligné le patron, Marc Werner, en téléconférence. Les six premiers mois, 193’000 consultations ont été décomptées en officine, soit une hausse de 27%.
Analystes surpris
Apuré de tout facteur jugé exceptionnel, le groupe bernois se calcule un Ebit de 117,7 millions, étoffé de 7,1% sur un an. Le bénéfice net aurait de son côté grappillé un million pour atteindre 92 millions.
La performance comble peu ou prou les attentes des analystes consultés par AWP, à l’exception d’un bénéfice net ajusté inférieur à l’estimation la moins optimiste.
UBS s’étonne d’un bénéfice net ajusté sensiblement inférieur à ses attentes, nonobstant des recettes et un excédent d’exploitation conformes. La banque aux trois clés reste neutre sur un titre dont elle perçoit une juste valorisation à douze mois autour de 85 francs.
Chez Vontobel, Stefan Schneider attribue le résultat net décevant à des frais de financement plus élevés qu’escompté. L’analyste salue en revanche une performance de la nouvelle subdivision Diagnostics en ligne avec ses projections.
Cette dernière, constituée autour du laboratoire d’analyses Labor Team repris en septembre dernier, a engrangé au premier semestre un chiffre d’affaires de 62,2 millions de francs. Cet apport a contribué à hauteur de 3,1% à une croissance totale de 7,1% au niveau du groupe, relativement disparate en fonction des segments d’activité.
Vers 16h20, l’action égarait 0,1% à 84,60 francs dans un SPI en retrait d’autant.