Le géant des matières premières Glencore a bénéficié sur les six premiers mois de l’année d’une activité de négoce particulièrement rentable. L’excédent opérationnel (Ebit) ajusté de son unité dédiée aura avoisiné 3,3 milliards de dollars, multiplié par plus de deux sur un an, indique le béhémoth zougois des matières premières dans son rapport de production mercredi.
Sur le front de la production, celle de cuivre s’est établie à 397’000 tonnes, en hausse de 15% par rapport à la même période de l’an dernier. Cette progression s’explique principalement grâce à l’augmentation des cadences d’extraction et à l’amélioration des teneurs sur les deux sites d’African Copper, en République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu’à des teneurs plus élevées dans la mine d’Antamina, au Pérou. Ces effets ont été en partie compensés par la fermeture programmée de la mine de cuivre de Mount Isa, en Australie, en juillet 2025.
La production d’or a en revanche chuté de 44% à 168 kilo-onces, tandis que celle d’argent a augmenté de 2% à 9306 kilo-onces.
La production de charbon énergétique a baissé de 2% à 47,4 millions de tonnes. Ce recul est imputable aux réductions volontaires de production à Cerrejón, en Colombie. La production de charbon sidérurgique a également diminué, de 14% à 13,5 millions de tonnes.
Quant à la production de zinc, elle a chuté de 21% à 365’600 tonnes. Cette baisse reflète principalement la fin de vie de la mine Lady Loretta, en Australie, à la fin de 2025 ainsi que des teneurs plus faibles en zinc à Antamina.
Le groupe minier maintient ses prévisions de production pour le cuivre, le zinc et le nickel sur l’ensemble de l’année 2026. Les prévisions pour le charbon sont en revanche relevées. Les résultats complets pour le premier semestre seront publiés le 5 août.