Affaire Vincenz: le Tribunal fédéral veut l’inculpation de Lukas Hässig

AWP/ATS

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Le journaliste avait fait remonter à Mon Repos un recours contre l’ouverture d’une enquête pénale contre lui en 2025. Entretemps, le Ministère public zurichois avait prononcé un non-lieu.

Le Ministère public zurichois va devoir inculper le journaliste Lukas Hässig au sujet de ses investigations sur l’ancien patron de Raiffeisen Pierin Vincenz. Le Tribunal fédéral en a décidé ainsi, alors que les autorités judiciaires cantonales avaient classé leur enquête.

Le journaliste avait fait remonter à Mon Repos un recours contre l’ouverture d’une enquête pénale contre lui en 2025. Entretemps, le Ministère public avait prononcé un non-lieu, en décembre dernier, la protection des sources s’opposant à l’exploitation de preuves. De plus, les soupçons de violation du secret bancaire n’étaient pas suffisants, avait observé le tribunal zurichois des mesures de contrainte l’été dernier.

Or, les juges fédéraux viennent de donner tort au journaliste et de rejeter son recours, indique le TF vendredi. Pour eux, la teneur des soupçons et le caractère fastidieux d’une telle procédure face à la protection des sources font partie des aléas d’une procédure pénale contre des délits économiques et financiers.

Déclencheur de l’affaire Vincenz

L’ancien patron de Raiffeisen Pierin Vincenz et son partenaire en affaires Beat Stocker doivent comparaître en appel, à partir du 10 août, pour des faits présumés d’escroquerie, de corruption et de gestion déloyale. Ils avaient fait recours contre le classement de la procédure engagée contre le journaliste.

En 2016, Lukas Hässig avait publié sur la plateforme Inside Paradeplatz un article affirmant que Pierin Vincenz avait touché, en 2015, un versement de 2,9 millions de francs. Peu avant ce paiement, la banque Raiffeisen avait acquis Investnet, une société de financement de PME.

L’article avait déclenché l’ouverture de la procédure pénale contre Pierin Vincenz et Beat Stocker. Ce dernier avait alors déposé plainte contre le journaliste pour violation de sa sphère privée. (Arrêt 7B_604/2026).

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