Le géant pharmaceutique Novartis a convenu de débourser dans un premier temps 1,1 milliard de dollars (883 millions de francs) pour acquérir la jeune pousse britannique Myricx Bio. L’accord prévoit également une enveloppe de jusqu’à 400 millions de francs, conditionnée au franchissement de jalons prédéfinis, indiquent les deux parties dans des communiqués distincts lundi.
Emanation en 2019 de l’Imperial College London et du Francis Crick Institute, Myricx Bio développe deux conjugués d’anticorps médicaments, encore au stade préclinique, contre divers types de tumeurs solides. Ces inhibiteurs expérimentaux ciblent l’enzyme N-myristoyltransférase (NMT), essentielle à la survie et à la prolifération de cellules cancéreuses.
La société avait levé 90 millions de livres en 2024 auprès de Novo Holdings, Abingworth, British Business Bank, Cancer Research Horizons et Eli Lilly notamment.
Ce rachat s’inscrit dans une volonté affichées depuis le début d’année par Novartis de diversifier ses technologies dans le domaine oncologique par le biais d’acquisitions, considère Urban Fritsche, pour le compte de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Rappelant la reprise au printemps de la filiale Pikavation Therapeutics du delawarien Synnovation Therapeutics, l’analyste anticipe des rééditions de ce type d’opération au cours des prochains trimestres.
Chez Vontobel, Stefan Schneider s’étonne que Novartis a jeté son dévolu sur des actifs à un stade encore aussi précoce de développement, qui plus est pour un montant de cette envergure. L’expert reconnaît toutefois ne disposer que de bien peu d’informations pour se forger une opinion.
A 10h00, la nominative Novartis oscillait autour de l’équilibre à 127,96 francs, dans un indice SMI en hausse de 0,05%.