L’Association suisse des gestionnaires de fortune (ASG) estime que les coûts de surveillance de l’Autorité de surveillance des marchés financiers (Finma) sont trop élevés et que celle-ci doit rectifier le tir.
«Les besoins de financement de la Finma dans le domaine des organismes de surveillance (OS) ne reculent que marginalement», à 9,18 millions de francs après 9,26 millions. «Le montant total restant quasi stable, l’espoir d’un allègement après le ‘choc des coûts’ subi l’an dernier par la branche s’estompe», s’indigne la faîtière dans un communiqué mardi, pour qui «à l’échelle individuelle, la contribution de chaque gestionnaire de fortune demeure conséquente.»
Pour l’ASG, «cette situation est d’autant plus difficile à comprendre que les surcoûts exceptionnels liés à la phase d’introduction de la LEFin et de la LSFin auraient dû, depuis longtemps, disparaître.»
L’organisation estime que «cinq ans après l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation», il faut mettre en oeuvre «une surveillance efficiente et proportionnée» alors qu’«aucune amélioration structurelle substantielle n’est perceptible».
Selon elle, «le secteur se compose majoritairement de PME et est considéré comme nettement moins risqué que d’autres acteurs de la place financière, tout en supportant simultanément les coûts de surveillance les plus élevés par employé en Suisse».
Dans le même temps, l’ASG «prend acte des efforts engagés par la Finma pour réduire les coûts de surveillance et salue les pistes de solution en cours d’élaboration, notamment pour éliminer les doublons.» Selon ses informations actuelles, une mise en oeuvre est prévue pour le 1er janvier 2027.