Le pétrole indécis après les menaces de Trump contre l’Iran

AWP/AFP

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Vers 17h, le Brent affiche une perte de 0,44% à 92,69 dollars et le WTI un gain de 0,11% à 90,13 dollars.

Les cours du pétrole, qui avaient débuté la séance en légère baisse, hésitent jeudi après les nouvelles menaces contre l’Iran de Trump, qui veut prendre le contrôle d’infrastructures pétrolières du pays.

«Les Etats-Unis vont frapper l’Iran (...) TRES FORT ce soir», a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.

«Dans un avenir assez proche, nous prendrons l’île de Kharg, ainsi que d’autres infrastructures pétrolières, et nous prendrons le contrôle total de leurs marchés du pétrole et du gaz», a-t-il ajouté.

Vers 15H00 GMT (17H00 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, cédait 0,44% à 92,69 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 0,11% à 90,13 dollars.

Ces déclarations s’inscrivent dans une nouvelle phase d’escalade au Moyen-Orient.

Des frappes américaines sur l’Iran ont été déclenchées après que Donald Trump a accusé mercredi Téhéran de tergiverser dans les négociations pour arrêter la guerre.

«On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n’arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se foutent de nous», s’était emporté le président américain devant la presse.

L’Iran a riposté aux bombardements en tirant une vingtaine de missiles vers une base américaine à Azraq en Jordanie - tous interceptés - et a à nouveau ciblé ses voisins du Golfe.

Le risque est que l’escalade bascule vers «un retour à des hostilités à grande échelle», affirme Neil Wilson, analyste chez Saxo Markets.

Pour l’instant, la réaction du marché reste néanmoins modérée, le Brent restant à distance des 100 dollars car le président américain «perd patience» mais «n’a aucune envie de relancer la guerre à plein régime», laissant l’espoir que les négociations se poursuivent, estime-t-il.

Donald Trump a aussi écrit mercredi que l’armée américaine avait mené «une mission secrète en soutien des pétroliers et autres navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz», qui a «permis de faire passer 100 MILLIONS de barils de pétrole par le détroit».

«Nous sommes encore loin des niveaux de transit d’avant-guerre», mais «il arrive davantage de pétrole sur le marché», a confirmé jeudi Homayoun Falakshahi, analyste chez Kpler, lors d’une visioconférence évoquant la situation dans le détroit d’Ormuz.

La perturbation de la production des pays du Golfe liée à la guerre est aussi contrebalancée par un recours important aux réserves américaines pour satisfaire la demande, et par la baisse des importations de brut par la Chine depuis le début de la guerre, affirme Jorge Leon, analyste chez Rystad Energy.

Mais si la reprise des hostilités se confirme, les stocks pourraient s’épuiser progressivement et «nous pourrions voir les prix se rapprocher de 150 dollars le baril», estime Rystad Energy.

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