Les énergies fossiles ont attiré les faveurs des 65 plus grandes banques du monde en 2025. Les financements en faveur de ce secteur ont progressé de 8% sur un an, à 906 milliards de dollars, selon le 17e rapport Banking on Climate Chaos (BOCC) paru mardi. Porte-étendard suisse, UBS a revanche réduit la voilure dans ce domaine.
Douze banques seulement fournissent près de 40% du financement mondial des énergies fossiles dont l’américain JP Morgan en première place avec 58 milliards de dollars, suivi de Bank of America et le groupe japonais Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) avec tous deux 47 milliards, indique l’étude publiée conjointement par des organisations environnementales et financières, dont Rainforest Action Network, BankTrack et Urgewald.
Le numéro un bancaire helvétique UBS a réduit ses activités liées aux énergies fossiles de 36% à 3,7 milliards de dollars par rapport à 2024. Les anciens financements liés aux énergies fossiles de Credit Suisse ont été pris en compte, précise les auteurs.
Parmi les autres établissements importants, le français BNP Paribas et l’espagnol La Caixa affichent un recul des financements de respectivement 28% et 34%, tandis que le britannique Standard Chartered les a augmentés de 28% sur un an avec Deutsche Bank de 20%.
Par ailleurs, le financement des entreprises qui développent leurs activités dans les secteurs du charbon, du pétrole et du gaz a augmenté de 27% à 508 milliards. Les infrastructures gazières, aux projets de GNL et au développement de l’extraction du charbon ont connu une forte hausse.