Le dollar reste stable dans un marché des changes attentiste

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Vers 20h, le billet vert est à l’équilibre face à la monnaie unique européenne (-0,03%), à 1,1625 dollar pour un euro, et ne lâche que 0,07% face à la devise britannique, à 1,3445 dollar pour une livre.

Le dollar fait du surplace jeudi, les cambistes étant à l’affût de précisions sur l’avancée des pourparlers entre Washington et Téhéran, sur fond de craintes inflationnistes persistantes.

Vers 18H00 GMT, le billet vert était à l’équilibre face à la monnaie unique européenne (-0,03%), à 1,1625 dollar pour un euro, et ne lâchait que 0,07% face à la devise britannique, à 1,3445 dollar pour une livre.

Les efforts s’intensifient jeudi pour mettre fin à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, avec la visite à Téhéran d’un nouveau haut responsable du Pakistan, médiateur des discussions.

Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a affirmé que des progrès avaient été réalisés. «Je crois que les Pakistanais se rendront à Téhéran aujourd’hui. Espérons donc que cela fera avancer les choses», a-t-il déclaré à des journalistes.

Mais dans le même temps, «le marché pétrolier reste sous tension», ce qui assombrit les perspectives d’inflation, explique Kevin Ford, analyste chez Convera.

D’autant que le détroit d’Ormuz, par où transite en temps normal près d’un cinquième du brut mondial, reste bloqué par l’Iran.

«Face à ce tumulte, la Fed (banque centrale américaine, ndlr) a envoyé un signal plutôt ferme», note M. Ford.

Selon un compte-rendu de leurs débats publié mercredi, «une majorité» des responsables monétaires américains n’ont pas exclu qu’il faille relever les taux d’intérêt lors de leur dernière réunion des 28 et 29 avril.

Une politique monétaire restrictive serait de nature à soutenir la monnaie américaine.

En parallèle, les cambistes n’ont pas semblé chamboulés jeudi de nouvelles données sur l’activité au sein du secteur privé en Europe, qui montrent que celle-ci s’est contractée en mai.

L’indice PMI Flash pour la zone euro en mai calculé par S&P Global sur la base de sondages auprès d’entreprises, est en effet tombé à 47,5 points, son plus bas niveau enregistré depuis 31 mois, contre 48,8 points en avril.

Un chiffre situé sous la barre des 50 points signale une baisse de l’activité. Au-dessus de ce seuil, il reflète une expansion.

Le même baromètre pour le Royaume-Uni est tombé à 48,5 points ce mois-ci, au plus bas depuis plus d’un an, contre 52,6 points en avril. Les analystes sondés par Bloomberg s’attendaient pourtant à ce que cet indice reste en expansion.

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