La chute du pétrole soulage le marché de la dette et dope les bourses européennes

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Paris termine en hausse de 1,70%, Francfort de 1,38%, Londres de 0,99% et Milan de 1,71%. A Zurich, le SMI progresse de 0,26%.

Les marchés mondiaux profitent mercredi d’une baisse des prix du brut avec les espoirs renouvelés d’une fin proche du conflit au Moyen-Orient, provoquant une nette hausse des Bourses et un soulagement sur le marché de la dette des Etats.

Vers 16H00 GMT, le Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du pétrole, chutait de 5,14%, et son équivalent américain, le WTI, perdait 4,85%.

Les prix du brut ont accéléré leurs pertes après des déclarations du président américain Donald Trump, assurant que les négociations avec Téhéran sont entrées dans leur «dernière phase».

L’Iran avait pourtant promis plus tôt mercredi d’étendre la guerre «au-delà de la région» du Moyen-Orient si les Etats-Unis l’attaquent à nouveau, après des menaces de Donald Trump de reprendre les hostilités faute de percée dans les négociations de paix.

Savoir si le scénario d’une fin de conflit «se concrétisera réellement dans les prochains jours dépendra fortement des prochaines heures et des négociations entre les États-Unis et l’Iran», résume Andreas Lipkow de CMC Markets.

Les cours du pétrole s’inscrivaient déjà en petit recul en début de séance européenne après l’annonce qu’un pétrolier sud-coréen a emprunté mercredi le détroit d’Ormuz, un passage facilité par Téhéran, d’après le ministre sud-coréen des Affaires étrangères, Cho Hyun.

Un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié transitait avant la guerre par le détroit d’Ormuz, désormais presque totalement bloqué.

Soulagement sur le marché de la dette

La chute des prix du brut a mis fin à une vente massive d’obligations, ces morceaux de dette souveraine à différentes échéances.

Aux Etats-Unis, le taux d’emprunt à échéance 10 ans s’établissait à 4,57% contre près de 4,67% mardi à la clôture, une forte variation pour ce marché. Quant à l’emprunt à échéance 30 ans, il a brièvement frôlé les 5,20% mercredi, son plus haut niveau depuis 2007, avant de descendre à 5,12% vers 16H00 GMT.

Le taux d’intérêt de l’emprunt allemand à échéance dix ans, référence en Europe, reculait à 3,09%, contre 3,19% la veille. Son équivalent français reculait à 3,71%, contre près de 3,83% la veille.

Les Bourses profitent de l’optimisme ambiant

«Historiquement, les marchés ont eu du mal à maintenir des valorisations élevées dans des environnements où les taux d’emprunt augmentent fortement», rappelle Daniela Hathorn, analyste senior des marchés chez Capital.com.

Les bourses mondiales ont ainsi nettement accéléré leurs gains mercredi avec la baisse des prix du brut et l’accalmie sur le marché de la dette souveraine.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 1,70%, Francfort de 1,38%, Londres a gagné 0,99% et Milan 1,71%. A Zurich, le SMI a gagné 0,26%.

A Wall Street, vers 16H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,98% quand le Nasdaq progressait de 1,29% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,89%.

La tech dans le vert

Les investisseurs attendent les résultats de Nvidia (+1,99%), première capitalisation mondiale, qui doit publier ses performances du premier trimestre après la fermeture de Wall Street.

«Dans l’imaginaire des investisseurs, les résultats de Nvidia seraient de nature à relancer la machine de cet écosystème de l’intelligence artificielle en Bourse», constate Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM.

«Si toutefois l’entreprise ne répondait pas aux attentes, l’ambiance sur le marché actions pourrait rapidement devenir morose», tempère Andreas Lipkow. «Le niveau d’euphorie est très élevé et difficilement dépassable.»

En attendant, «les gagnants de l’intelligence artificielle sont les valeurs en tête» mercredi, relève M. Chaloin.

A Paris, STMicroelectronics a pris la tête du CAC 40, gagnant 5,98%, Soitec a bondi de 10,37%. A Francfort, Infineon a gagné 5,11% et à Amsterdam, ASML a pris 6,73%.

A Wall Street, vers 16H00 GMT, Intel grimpait de 5,62% et ARM bondissait de 15,30%.

Les sociétés d’électrification et d’équipement pour les centres de données comme Siemens Energy (+3,95% à Francfort) ou Schneider Electric (+3,44%) et Legrand (+3,85%) ont aussi profité de la dynamique.

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