Les principales banques centrales ne devant pas faire connaître leurs prochaines décisions de politique monétaire avant juin, la géopolitique et les signaux contradictoires émanant de l'administration américaine devraient être les principaux moteurs des marchés au cours du mois à venir. Pendant cette période, nous estimons que les marchés maintiendront un équilibre délicat entre des fondamentaux solides et un contexte macroéconomique plus incertain.
Les marchés de l'énergie constituent un facteur déterminant: le détroit d'Ormuz étant toujours fermé, les prix du pétrole et du gaz devraient rester élevés, ce qui accroît le risque de pénuries d'approvisionnement et d'inflation persistante. Si le consommateur américain a jusqu'à présent absorbé la hausse des coûts énergétiques, grâce à l'autosuffisance énergétique du pays, les risques de volatilité pourraient s'accroître si le conflit persiste et si les stocks continuent de baisser.
A la fin du mois, les marchés du crédit ne semblaient guère tenir compte de scénarios baissiers dans leurs valorisations. Les spreads se sont resserrés, malgré les premiers signes d’un ralentissement macroéconomique et de divergences régionales. Dans ce contexte, nous continuons de privilégier les titres de crédit à courte duration, dont les rendements restent selon nous attractifs, tout en ajoutant de manière sélective des titres à haut rendement de meilleure qualité lorsque nous estimons que les fondamentaux justifient le spread. Nous pensons que la demande de revenu des investisseurs devrait continuer à soutenir le marché du crédit.