Le moral des consommateurs américains a atteint un plus bas historique face au coût de la vie, selon les données de l’université du Michigan publiées vendredi, qui font référence.
«Dans l’ensemble, les consommateurs continuent de se sentir pressurés par la hausse des coûts, en particulier à la pompe», est-il écrit dans le rapport.
L’indice mesurant leur confiance ressort à 48,2 points, un niveau qui n’avait encore jamais été rapporté par l’université du Michigan qui évalue la confiance des consommateurs depuis novembre 1952.
Dans leurs réponses, environ un tiers des consommateurs sondés «ont spontanément évoqué les prix de l’essence» qui ont bondi depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Un pourcentage à peine inférieur a mentionné les droits de douane mis en place par le gouvernement.
Dans une note, Oliver Allen, de Pantheon Macroeconomics, dit prendre prendre avec des pincettes les résultats du baromètre depuis un changement en 2024 dans le mode de recueil des réponses (en ligne, auparavant par téléphone). Il estime que cela aboutit à des indices plus bas.
Les économistes relèvent en outre que ce moral en berne ne s’est pas jusqu’ici traduit par un recul général de la consommation.
«Les salaires de nombreux consommateurs ont suivi le rythme des hausses de prix. Ils arrivent donc à faire face aux prix plus élevés, même s’il y a plus de tensions en bas de l’échelle sociale. Ils sont simplement furieux parce qu’ils ont l’impression de jeter leur argent par les fenêtres», relevait l’économiste du New Century Advisors Claudia Sahm auprès de l’AFP avant la publication du rapport.
Selon elle, le président Donald Trump «en paiera le prix politiquement» si le coût de l’essence ne diminuent pas d’ici les élections de mi-mandat, en novembre.