Une nouvelle étude paneuropéenne de Mastercard, menée auprès de plus de 27'000 personnes dans 28 pays, révèle une tendance claire: l’été 2026 sera placé sous le signe des rencontres authentiques. Dans un monde toujours plus numérisé, le besoin de proximité et d’expériences vécues «pour de vrai» s’intensifie. Trois personnes sur cinq souhaitent passer davantage de temps offline pendant leurs loisirs, afin de privilégier le partage d’expériences communes. Les voyages, la gastronomie et les activités de plein air figurent ainsi en tête des priorités.
Les analyses du Mastercard Economics Institute et le nouveau Trend Hunter Report, confirment également une évolution des comportements de consommation: environ 20% des consommatrices et consommateurs envisagent d’augmenter leurs dépenses consacrées aux expériences. En Suisse, cet été, l’accent sera mis sur le bien-être, le fitness et le sport. Lors des voyages, ce sont les événements qui figurent parmi les principaux moteurs de croissance.
Suisse: une forte ouverture aux nouvelles expériences
Comparée au reste de l’Europe, la Suisse se distingue nettement. La population suisse se montre particulièrement ouverte aux expériences:
- 74% prévoient de voyager davantage en 2026;
- 60% souhaitent augmenter leurs dépenses pour le bien-être et les activités de plein air;
- 76% veulent apprendre de nouvelles compétences avec leurs proches.
Autre constat marquant: 44% des Suisses privilégient les recommandations personnelles aux algorithmes – un signe clair que l’authenticité prime sur les suggestions automatisées.
Selon Daniela Massaro, Country Manager de Mastercard Suisse: «L’avenir de notre économie ne se jouera pas uniquement sur les prix ou les produits, mais aussi sur la qualité des expériences proposées. Les entreprises capables de créer des liens émotionnels et de véritables connexions avec leurs clientes et clients seront les plus performantes à long terme.»
Des opportunités pour les PME suisses et le tourisme
La demande croissante pour des expériences locales et personnalisées ouvre de nouvelles perspectives, en particulier pour les PME:
- 64% des personnes interrogées sont prêtes à dépenser davantage pour des expériences personnalisées;
- 57% privilégient des activités soutenant les entreprises locales;
- 51% recherchent activement des offres proposées par des PME.
Les expériences au cœur de toutes les générations
En 2026, les expériences occupent une place centrale dans les loisirs à travers l’Europe. Les loisirs les plus populaires sont les voyages, la gastronomie et les activités de plein air, avec des préférences qui varient selon les générations:
- La génération Z s’intéresse particulièrement aux voyages (84%), aux films (82%) et aux événements en live (81%);
- Les 25 à 34 ans privilégient les activités de plein air (76%) et les expériences culturelles (70%);
- Les plus de 45 ans accordent une grande importance à la gastronomie.
Top 5 des expériences les plus recherchées en Europe en 2026
- Voyages et tourisme (79%)
- Expériences culinaires (70%)
- Activités de plein air (69%)
- Événements en live (69%)
- Bien-être et santé (68%)
Quelques chiffres clés en Europe
- 59% des Européens estiment que les expériences sont plus importantes que jamais (81% en Bulgarie);
- 72% recherchent des expériences évoquant des souvenirs du passé;
- 67% des Danois souhaitent augmenter leurs dépenses dans ce domaine;
- 70% des Irlandais accordent une grande confiance aux recommandations de leur entourage.
Paroles d’experts
Natalia Lechmanova, économiste en chef au Mastercard Economics Institute, explique: «Nous observons actuellement un changement majeur en Europe: les consommatrices et consommateurs redéfinissent leurs priorités, tant en matière de dépenses que de loisirs. Cette évolution reflète un besoin croissant d’expériences porteuses de sens, capables de rassembler et de laisser une empreinte durable.»
Courtney Scharf, futuriste chez Trend Hunter, ajoute: «En 2026, l’Europe met clairement l’accent sur la dimension humaine des expériences. Si la technologie reste essentielle, elle est de plus en plus contrebalancée par des expériences émotionnelles et délibérément analogiques. Plus notre quotidien se numérise, plus les interactions réelles gagnent en valeur.»